Le fil de presse de RDS.ca - Experts

    TKO : Gane, prochain à attendre sa graduation

    TKO : Gane, prochain à attendre sa graduation


    Ciryl Gane était peu familier avec les arts martiaux mixtes il y a à peine deux ans et voilà que son nom est déjà bien connu des hautes instances du sport. Il sera une fois de plus scruté à la loupe le 24 mai quand il tentera de défendre...

    Ciryl Gane était peu familier avec les arts martiaux mixtes il y a à peine deux ans et voilà que son nom est déjà bien connu des hautes instances du sport. Il sera une fois de plus scruté à la loupe le 24 mai quand il tentera de défendre à nouveau sa ceinture des poids lourds contre Roggers Souza en finale du gala TKO48 à Gatineau.

    Le Français, qui a aujourd’hui 29 ans, a fait ses débuts chez TKO l’été dernier et a arraché le titre de champion à Bobby Sullivan. Il a par la suite vaincu Adam Dyczka et en a étonné plus d’un. Le « Kung Fu Panda » (7-1-0) était un chouchou sur la scène locale et était dans la mire de l’UFC.

     « C’était surtout quelqu’un d’imbattable aux yeux des Québécois, a rappelé Gane, en entrevue avec le RDS.ca. Forcément, ç’a créé de la surprise et du même coup de l’engouement. Ça nous a surpris parce que je n’ai pas énormément d’expérience dans la cage, donc on ne savait pas encore ce que ça pouvait donner. On a eu le premier combat qui s’est terminé en 1 minute 40 sur une soumission, et j’étais vraiment agréablement surpris parce que ce n’était pas mon domaine de prédilection. Dans le deuxième combat, on tombe sur quelqu’un qui est un prospect et au final, malgré un handicap, on a réussi à gérer intelligemment et c’est ça que j’ai apprécié. »

    Rapidement, l’UFC a démontré son intérêt envers le colosse de 6 pi 5 et 250 livres. La prestigieuse organisation est activement à la recherche de nouveaux talents dans la catégorie des poids lourds, qui manque cruellement de profondeur et de vedettes comparativement aux autres. Gane dit ne pas être pressé d’y accéder mais sent qu’il y a sa place et que ce n’est qu’une question de temps.

    « On en parle beaucoup au sein même de l’équipe à MMA Factory ainsi qu’avec Stéphane Patry (le promoteur) chez TKO, révèle Gane. On sait que ça va être une suite logique, il n’y a pas de doute là-dessus. »

    « C’est bien de rester les pieds sur terre, renchérit l’entraîneur de Gane, Fernand Lopez, chez MMA Factory à Paris. J’aime que tous mes élèves sachent qu’ils peuvent aller à l’UFC, mais on n’est pas pressés, on se sent très bien chez TKO et ça se passe très bien. Ça lui donne de l’expérience et il apprend le métier. Mais on a des discussions cordiales avec Stéphane où on est honnêtes et où on se dit qu’à un moment donné, il va sûrement devoir partir parce que l’UFC le demande. Quand il aura pris de l’expérience et qu’il se sentira prêt, on fera le pas. »

    En attendant, celui qu’on surnomme le « Bon gamin » se tourne vers Souza après s’être bien remis de quelques blessures, notamment une perforation du poumon.

    « Je sais que c’est quelqu’un de dangereux. Ce n’est pas quelqu’un d’extrêmement complet, mais il est dangereux. Quand on est poids lourd, ça cogne et on est toujours à deux doigts de faire tomber l’adversaire. Je pense que ça va être le cas. Je pense qu’avec lui, c’est sur ça qu’il va falloir faire attention et c’est sur ça qu’on a travaillé. On doit rester prudent, ne pas rentrer dans le conflit, puis bouger, bouger, bouger. Je n’ai jamais travaillé ma boxe sur cette tactique d’en finir en un coup de poing. Ç’a toujours été une question de frapper 10 fois plutôt qu’une, et de bouger dans la cage. Aujourd’hui ça paye », raconte Gane.

    « C’est une bonne opportunité parce que Souza est un solide adversaire avec une bonne expérience, ajoute Coach Lopez. Il va donner du fil à retordre à Ciryl, mais je pense qu’à la fin du combat, Ciryl aura sa main levée. On a pris très au sérieux l’adversaire, avec une bonne préparation sur tous les aspects. »

    Gane bien entouré avec Ngannou et cie

    Ça fait donc à peine deux ans que Gane a fait la transition du muay thaï, où il était champion de France (13-0), vers les arts martiaux mixtes. C’est à la suite d’une rencontre avec l’entraîneur Fernand Lopez que l’idée a germé et le tout s’est finalement fait assez naturellement.

    « Ça faisait trois ans que je faisais de la boxe thaï et le club MMA Factory se situait près de chez moi, se remémore Gane. J’habite Vincennes et c’est à 15 minutes de là. J’avais envie de sparring et je savais qu’il y avait du lourd là-bas, dont Francis Ngannou, et c’est la raison pour laquelle je suis venu frapper à la porte, pour faire un peu de sparring et pour voir s’ils avaient besoin de moi, pour prendre de l’expérience justement. C’est là que j’ai connu les arts martiaux mixtes, parce que je ne connaissais pas vraiment ça avant. Ç’a super bien cliqué avec le coach. On a découvert le sport, on s’y est plu, on a performé et maintenant on continue. »

    L’entraîneur voyait des qualités naturelles chez Gane et il n’a pas eu trop de difficulté à le convaincre de faire le saut.

    « Il y a certains éléments qui sont des facteurs de performance en général chez les athlètes, explique M. Lopez. Il avait un certain nombre de qualités qui, mises ensemble, m’ont fait penser sans l’ombre d’un doute qu’il pourrait connaître du succès. Je me rappelle lui avoir dit que je pense que dans deux ans il pourrait être champion UFC. Il capte rapidement les choses. Que ce soit dans son ADN, son potentiel physique ou le côté cognitif et tout, il assimile rapidement les informations. Je pense qu’il a ce qu’il faut pour aller loin. »

    Chez MMA Factory, Gane s’est retrouvé dans l’environnement idéal pour se développer. Avec notamment Ngannou, qui est déjà bien établi dans l’UFC, il ne manque pas de bons partenaires d’entraînement

    « On a des lutteurs qui ont été sélectionnés pour les JO, comme Slim (Trabelsi), on a du très bon potentiel en termes de sparring, de coaching et de préparation physique. Je me sens très chanceux par rapport à tout le staff à MMA Factory. On a aussi fait pas mal de rencontres depuis qu’on vient au Canada, on a des propositions à gauche et à droite pour s’entraîner quand on est de passage ici », dit le combattant.

    « On a vraiment de la chance d’avoir probablement le meilleur contingent de poids lourds en Europe, avec entre autres beaucoup de jeunes qu’on ne connaît pas encore sur la grande scène internationale mais qui sont très bons, vante également M. Lopez. Je pense à Robson (Gregory Robinet) qui est sur cinq victoires consécutives dans notre équipe, je pense à Slim, à propos duquel j’aimerais négocier avec Stéphane pour qu’il vienne ici parce que c’est un jeune qui est un très bon lutteur et qui a beaucoup évolué en boxe. Je pense à Sofiane Boukichou qui est un grand combattant de Cage Warriors. On a une grosse série de poids lourds en tout cas. Il y a en plus Jerome Le Banner qui bien entendu apporte sa touche d’expert pour ce qui est du striking et même en lutte. La préparation de Ciryl va donc très bien parce qu’il est bien entouré, autant dans la préparation physique que mentale. »

    C’est sans oublier les frères Lapilus, qui évoluent tous deux au sein de TKO. Taylor affrontera Nate Maness pour la ceinture des poids coqs qui appartient à ce dernier vendredi prochain à Gatineau, alors que l’aîné, Damien, se bat chez les légers. Il en sera d’ailleurs plus amplement question mardi dans un autre article en marge du gala TKO48.

     

    Course Des Chênes-toi de Drummondville, la réussite de l’inclusion

    Course Des Chênes-toi de Drummondville, la réussite de l’inclusion


    Réussite! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit alors que se termine la 12e édition de la Course « Des Chênes-toi » Bourret à Drummondville. Pour une sixième année consécutive, j’y étais à titre de porte-parole, fier...

    Réussite! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit alors que se termine la 12e édition de la Course « Des Chênes-toi » Bourret à Drummondville. Pour une sixième année consécutive, j’y étais à titre de porte-parole, fier de voir que l’engagement des amateurs de course à pied de cette belle ville du Québec ne cesse de grandir.

    J’ai eu, comme toujours, un grand plaisir à côtoyer les milliers de coureurs et centaines de marcheurs qui ont participé à l’événement. Comme l’an dernier, j’ai couru les 10k et 5k en compagnie de l’humoriste Maxim Martin, tout juste de retour d’Europe après avoir participé à un demi-Ironman (70,3) sur l’île espagnole de Majorque. Il est en forme ce cher ami! J’ai également marché le 5 km en clôture de cette belle journée ayant attiré près de 12 000 participants dans cette ville du Centre-du-Québec.

    Cette édition avait été placée sous le signe de l’inclusion. Les organisateurs avaient eu l’excellente idée de donner la possibilité à une quinzaine de personnes souffrant d’un handicap nuisant à leur mobilité de vivre un événement de course à pied. Pour qu’ils puissent eux aussi ressentir l’ivresse de se déplacer dans les rues de la ville au son des encouragements nourris des spectateurs massés le long du parcours.

    Une chaise conçue spécialement pour la course à pied et les activités de plein air, Kartus, permettait à des pousseurs comme Maxim et moi de partager avec eux la joie et l’excitation d’une course de 5 kilomètres. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance d’Étienne, un sympathique jeune homme de 27 ans ans souffrant de paralysie cérébrale. J’ai découvert une fervent amateur de sport et, surtout, de hockey balle, qui refuse de se laisser abattre par son handicap.

    Je dois confesser que j’étais nerveux au départ de ma course avec Étienne. J’avais souvent couru en poussant mes enfants lorsqu’Ils étaient très jeunes dans des poussettes de jogging, mais jamais une personne adulte. Je ne voulais pas la décevoir. Je lui avais demandé son poids et lorsqu’il m’a répondu 163 livres, je me suis dit que ça risquait d’être un beau défi. Le dénivelé du tracé réservait quelques montées intéressantes. De plus, je n’avais pas eu l’occasion d’expérimenter cette chaise Kartus.

    Dès les premiers mètres, j’ai compris qu’Étienne et moi allions vivre un beau moment. Maxim me suivait avec le jeune Alan qui levait les bras hauts dans les airs lorsqu’on descendait une côte. Il était charmant avec son immense sourire. Heureusement, le Kartus est une chaise bien adaptée ergonomiquement, solide, sécuritaire, légère et, surtout, facile à diriger.

    Cette chaise a été développée par des étudiants en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke. Grâce à son utilisation, j’ai ressenti un sentiment de partage plus grand que lors de toutes mes autres courses. Soudainement, je ne courais plus uniquement pour moi, mais avec quelqu’un! 

    Je dois honnêtement avouer que ce fut tout de même un effort certain. Max et moi avions mal aux bras. Et dans les montées (oui il y en a à Drummondville), je sentais bien le poids d’Étienne. 

    Tout au long du parcours, les coureurs qui nous dépassaient nous saluaient et nous encourageaient. Je crois, et je le dis sans prétention, que nous étions beaux à voir! J’ai adoré vivre cela.

    Je reviens sur la premier course de ma journée, le 10 kilomètres. Je dis un gros bravo à tous les participants qui ont pris le départ malgré la pluie. Lorsque j’ai terminé cette course, j’étais totalement trempé. Mes souliers faisaient entendre des « squish-squish » à chaque pas. 

    Je lève encore mon chapeau aux organisateurs de la Course « Des Chênes-toi » Bourret qui ont fait un travail admirable. C’est un honneur d’être associé à cet événement de grande qualité et solidement installé dans le paysage sportif québécois. Que de chemin parcouru depuis les premiers pas des 700 coureurs, le 8 juin 2008, au Village québécois d’antan.

    Amis coureurs, on se donne déjà rendez-vous pour l’édition 2020.

    Enfin un titre pour Nadal

    Enfin un titre pour Nadal


    Sur papier, impossible de ne pas piaffer d'impatience pour cette finale entre le roi de l'ocre Rafael Nadal et le numéro 1 mondial Novak Djokovic. Depuis la demie à Madrid, le Serbe est redevenu déterminé, combatif et cosmique. Pour sa part,...

    Sur papier, impossible de ne pas piaffer d'impatience pour cette finale entre le roi de l'ocre Rafael Nadal et le numéro 1 mondial Novak Djokovic. Depuis la demie à Madrid, le Serbe est redevenu déterminé, combatif et cosmique. Pour sa part, depuis le début de la grande saison sur terre battue à Monte Carlo, l'Espagnol cherche désespérement à retrouver son meilleur niveau, ce qui l'amène plus souvent qu'autrement à tenir le trophée du vainqueur à bout de bras en fin de tournoi. Mais jusqu'ici il est bredouille alors qu'il est stoppé trois fois de suite en demi-finale.

    Très en appétit donc depuis le début du tournoi, ses premières victimes sont forcées de se contenter de miettes seulement. Jeremy Chardy et Nikoloz Basilashvili ne gagnent qu'une maigre partie chacun. Fernando Verdasco qui bat Dominic Thiem et Karen Khachanov, deux gros morceaux, a toutes les chances du monde d'arracher le premier set à Nadal mais passe à côté du moment. Tout comme les deux sbires avant lui, sa punition sera de perdre le second set 6-0. Il s'agit d'une troisième roue de bicyclette en trois rencontres pour Rafa, assez révélateur merci!

    Dans le carré d'as, Nadal a une revanche à prendre. Oh comme il déteste perdre contre les jeunes de la nouvelle génération et Stefanos Tsitsipas avait été tellement volant et mordant à Madrid que le 2e mondial n'avait pas les premiers rôles. Cette fois-ci à Rome, Nadal trouve le fil conducteur en ouvrant le terrain et en utilisant son coup droit matraque pour finir le point. Les conditions rapides de Madrid permettaient au Grec de passer à l'attaque avec aisance avec son coup droit mais à Rome avec l'humidité en plus, il n'est pas si facile de déjouer señor Nadal qui a fait beaucoup, beaucoup de gammes à l'entraînement et qui mouline les jambes plus facilement maintenant. À sa décharge, Tsitsipas joue un troisième tournoi de suite après le titre à Estoril et la finale à Madrid. C'est déjà extraordinaire qu'il enchaîne avec une demie à Rome après cette folle débauche d'énergie. Visiblement, il manque de fraîcheur et lucidité cette fois-ci face à l'Espagnol. Il voulait jouer beaucoup avant Roland Garros, mission accomplie alors et je suis certaine qu'il sera à surveiller à Paris dans moins d'une semaine.

    Pour une première fois cette année, Novak Djokovic se retrouve en finale pour un deuxième tournoi de suite. Enfin une période de stabilité et d'excellence pour le numéro 1 mondial. Heureusement qu'il s'économise en début de tournoi face à Denis Shapovalov et Philipp Kohlschreiber puisque la suite des choses devient incroyablement compliquée! Juan Martin Del Potro livre un match d'anthologie et se procure même deux balles de match à 6-4 au bris d'égalité de la 2e manche. L'Argentin rate l'immanquable avec son coup droit sur la première balle de match en plus de rater trois balles de bris en début de troisième manche.

    Peu importe ce qui lui arrive, Djokovic est imperturbable, lucide, audacieux et très en jambes, ce qui se traduit par une couverture de terrain incroyable. Il nous montre pendant plus de trois heures du jeu d'une qualité inouie. Même scénario aussi en demie face à l'autre Argentin Diego Schwartzman. Novak est brillant avec ses angles, attaques et amorties. Mais l'adversaire s'ajuste et prend même une autre dimension pour pousser Djoko dans ses derniers retranchements. Là où le Serbe m'impressionne, c'est lorsqu'il accepte le défi de souffrir pour aller chercher la troisième manche et le match. Donc tout près de 6 heures de jeu de très, très haut niveau en moins de 48 heures. C'est beaucoup avant une finale qui sera jouée le jour dans des conditions différentes.

    D'ailleurs, au premier set en finale aujourd'hui, Novak est une bien pâle copie du compétiteur féroce qu'il est redevenu et cela se comprend. Il faut dire que Rafa a bien des choses à prouver face à celui qui l'a battu 13 fois lors des 16 derniers matchs. Alors que Roland Garros est à nos portes, Nadal a tellement travaillé et sué un bon coup pour retrouver ses armes, glissades et confiance sur cette surface. Il est prêt, frais comme une rose et déterminé à retrouver le haut du pavé. Pour une 4e fois cette semaine, c'est au tour de Novak de devoir avaler un bagel : 6-0 premier set! Nadal distribue les caramels de tout bord, tout côté. Bing, bang, pif, paf, attention Nadal est armé et dangeureux!

    Je ne sais donc pas pourquoi, Rafa devient poussif au 2e set. D'où vient toute cette nervosité? Est-ce le fait de trop vouloir gagner qu'il devient si tendu? Il se procure quatre balles de bris dont trois de suite à 3-3 sans pouvoir en profiter. Bizarre quand même que son jeu change autant d'une manche à l'autre. Oui, Djokovic s'implique plus surtout lorsqu'il réalise que Nadal n'a pas la même qualité de balles dans l'échange. Nadal finira par gagner parce qu'il est plus en jambes que Djokovic. Le Serbe ne me donne pas l'impression de vouloir y mettre toute la gomme au troisième set pour aller chercher la victoire. Mais attention à Roland Garros, soyez assuré que Djokovic poussera la machine à fond pour rentrer dans la tête de TOUS ceux qu'il aura sur son chemin!!!

    Un mot sur Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime. Denis est merveilleux lorsqu'il produit son tennis explosif. Le problème c'est que contre les meilleurs, c'est difficile de jouer ainsi sur une base régulière. Notre blondinet se décourage et devient une pâle copie du merveilleux tennisman que l'on connaît. Il faut aller chercher de l'aide pour corriger cela parce que déjà ça fait quelques fois que cela arrive. Du côté de Félix, il n'y a pas de honte à perdre en trois manches devant le 15e mondial Borna Coric qui bouge si bien sur terre. D'ailleurs, Coric aurait dû battre Roger Federer au 3e tour puisqu'il s'est offert deux balles de match donc loin d'être manchot le Croate. Mais il faut continuer de faire beaucoup de paniers de balles pour que la 2e balle de service de FAA ne le laisse pas tomber lorsque la pression est grande. Le reste consiste à rester vaillant à l'entraînement et de prendre de l'expérience à ce si haut niveau.

    Allez, on se donne rendez-vous à la Porte d'Auteuil dimanche prochain pour le début du 2e Grand Chelem de l'année! Woo-woo!

    Il sait boxer ce Deontay Wilder

    Il sait boxer ce Deontay Wilder


    Le massacre de Brooklyn n’a pas eu lieu comme prévu et personne n’a perdu la vie. Mais il y a eu un blessé qui souffre aujourd’hui d’une commotion cérébrale. Il est peut-être arrogant dans ses gestes et paroles. Il est peut-être...

    Le massacre de Brooklyn n’a pas eu lieu comme prévu et personne n’a perdu la vie. Mais il y a eu un blessé qui souffre aujourd’hui d’une commotion cérébrale.

    Il est peut-être arrogant dans ses gestes et paroles. Il est peut-être hautain face au monde entier, mais il sait boxer le Monsieur. Je croyais que Dominic Breazeale ne ferait pas le poids face à Deontay Wilder, mais je n’avais certes pas prévu cet électrisant knock-out dès le premier round.

    Le coup a été si puissant, si percutant, si dur qu’on a pu entendre le bruit du choc dans les premières rangées du Barclays Arena.

    Wilder a réussi en moins de trois minutes, ce qu’Anthony Joshua n’a pu faire avant le septième round contre le même pugiliste. Cela remet donc en question, qui est le meilleur : Joshua ou Wilder?

    Mais Wilder n’est pas sorti indemne de cet affrontement. Même si le match n’a duré que 2 minutes et 17 secondes, le champion s’est blessé au bras gauche. Il prétend qu’il n’y rien de grave, qu’il s’agit simplement d’une élongation musculaire et qu’il sera en mesure de combattre en septembre prochain.

    La table est maintenant mise pour un affrontement entre les deux monarques. Où... quand et comment... personne ne le sait. « C’est une question de négociations entre beaucoup de monde... le clan de Joshua et celui de Tyson Fury », soutient Wilder.

    Pas de casse

    Il n’y a pas eu de casse comme on le prévoyait. Au contraire, tout s’est bien passé et les deux hommes se sont donné l’accolade. C’est Wilder qui s’est avancé le premier. Quand on lui a demandé ce qu’il avait dit dans l’oreille de Breazeale, il a répondu : « Que je l’aimais. » Il n’a pas trop voulu élaborer les menaces d’avant-combat. Il est même allé parler à Mauricio Sulaiman, le président du WBC, je suppose, pour s’excuser pour ses propos d’avant-combat.

    Au lieu de Breazeale c’est plutôt le gros Luis Ortiz qui est venu mettre son nez dans le portrait et a dit quelques mots. Pourquoi au juste... je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que c’est Ortiz qui a refusé 7 millions $ pour affronter Wilder pendant que Breazeale acceptait de se mesurer au champion pour la modique somme de 1,2 million $. Par la suite, il a compris qu’il avait fait une erreur et qu’il était prêt à l’affronter, mais il était trop tard, Breazeale avait déjà été choisi. Il n’est pas vite en calcul mental le Cubain.

    Une certaine tension existait entre les deux hommes. Elle était palpable dès les premiers instants, quand l’arbitre Harvey Dock a demandé aux deux adversaires de toucher les gants. Breazeale a été hésitant pendant que Wilder présentait les siens.

    Maintenant que Wilder a inscrit sa 41e victoire en carrière, il rejoint donc Hassim Rahman au 15e rang des meilleurs cogneurs poids lourds. Il vient donc de dépasser Michael Moorer et Vitali Klitschko, installés en 16e place.

    Mais il est encore loin des 68 K.-O. enregistrés par le gros George Foreman. Je vous fais grâce des 69 mises hors de combat par l’homme de cirque Primo Carnera, dont plusieurs de ses victoires ont été arrangées par la pègre américaine.

    Qui sera le suivant?

    Qui sera le prochain adversaire de Wilder? Lui-même l’ignore. Naturellement, il y a Joshua et Fury dans le portrait, mais les négociations sont longues et ardues. Wilder a toujours dit qu’il n’accepterait rien de moins que 50 % des profits pour affronter Joshua et il prétend qu’il ne changera pas d’idée. Quant à Fury, il n’a pas l’air à trop s’en faire, se concentrant sur son entraînement en vue de son prochain combat contre Tom Schwarz, le 15 juin prochain au MGM Grand, à Las Vegas. Samedi soir, il était allé encourager son ami Billy Joe Saunders, qui a été couronné champion des super-moyens.

    Qui reste-t-il? Dillian Whyte, son premier aspirant. Il se bat le 20 juillet prochain contre Oscar Rivas, en Angleterre. Whyte, tout comme Breazeale, est une victime de Joshua, passé K.-O. au 7e round.

    Luis Ortiz? Il l’a déjà vaincu par arrêt de l’arbitre au 10e round en mars 2018.

    Adam Kownacki (19-0, 15 K.-O.)? Je ne donnerais pas cher pour sa peau.

    Joseph Parker (25-2, 19 K.-O.)? Pas dans la même classe que Wilder.

    Kubrat Pulev (27-1, 14 K.-O.)? Il a 38 ans et est usé à la corde. C’est une ex-victime de Wladimir Klitschko.

    Alexander Povetkin (34-2, 24 K.-O.). Vient de subir la défaite contre Joshua en septembre dernier. Auparavant, avait été la victime par décision de Wladimir Klitschko.

    Oscar Rivas (26-0, 18 K.-O.)? Son tour viendra, mais auparavant, il lui faudra disposer de Whyte.

    Votre choix du prochain rival de Wilder est aussi bon que le mien. Ce que je voudrais, c’est enfin un match entre Wilder et Joshua, sinon, un duel entre Wilder et Fury. Je ne vois personne d’autre qui pourrait lui enlever sa couronne du WBC à court terme.

    Quelques statistiques

    Deontay Wilder est le 29e champion à porter la couronne WBC. Le premier avait été Sonny Liston, en 1963

    C’était la 145e fois que le titre WBC des poids lourds était en jeu.

    La fiche de Wilder en matchs de championnat est maintenant de 9-0-1, 8 K.-O. Il est champion depuis le 17 janvier 2015, après avoir battu Bermane Stiverne par décision.

    Son surnom de « Bronze Bomber » est en hommage à l’ex-champion Joe Louis, « Brown Bomber », natif de l’Alabama, tout comme Wilder. Toutefois, Louis a quitté l’Alabama pour aller vivre à Detroit.

    En Angleterre

    Pendant ce temps, en Angleterre, Saunders (28-0, 13 K.-O.) est redevenu champion. Aujourd’hui, il coiffe la couronne WBO des super-moyens, à la suite de son triomphe par décision sur un

    plombier du nom de Shefat Isufi. Les pointages ont été de 117-111, 118-110 et 120-108. Le pointage de120-108 est celui du juge montréalais Benoît Roussel.

    Ce fut un match comme Saunders nous a habitués. Par moment, on aurait dit que c’était une répétition de son duel contre David Lemieux, en décembre 2017.

    Saunders, ex-champion WBO des poids moyens, ajoute donc une deuxième plume à son arc, maintenant qu’il règne en roi sur les super-moyens de la WBO. Combien de temps pourrait-il conserver cette couronne? Pas tellement longtemps, si on se fie que deux des champions sont Saul « Canelo » Alvarez et Callum Smith.

    La décision venait à peine d’être rendue que déjà Saunders défiait Smith, le co- détenteur de la ceinture de la WBA et soulignait qu’il voulait unifier les titres au plus vite.

    Bonne chance, mais je vous le dis tout de suite. Ne manquez pas une sortie si jamais vous voyez que Saunders est à l’affiche. Ses combats sont loin d’être des plus excitants.

    Attention à Joe Joyce

    Souvenez-vous du nom de Joe Joyce, un Britannique que vient de remporter sa 9e victoire professionnelle en éclipsant le vétéran Alexander Ustinov, en trois rounds.

    Joyce (9-0, 9 K.-O.) faisait les frais de la demi-finale mettant en vedette Saunders et il n’a pas manqué de se mettre lui-même en évidence.

    Fort d’une brillante carrière amateur, Joyce a été médaillé d’argent aux Jeux olympiques de 2016, à Rio, ayant perdu de justesse en finale aux mains du Français Tony Yoka.

    Même s’il n’a que neuf victoires à sa fiche, Joyce a tout de même défié le triple champion Joshua, qu’il voudrait rencontrer avant la fin de l’année.

    C’est ce même Joyce qui avait passé le knock-out au 6e round à Bermane Stiverne, en février dernier.

    Personnellement, j’aimerais bien voir un tournoi entre Joyce, Daniel Dubois, Yoka, et Arslanbek Makhmudov. Tout un feu d’artifice.

    Spence dit oui

    Maintenant que l’IBF a décidé de laisser tomber le match que devait livrer « Canelo » (52-1-2, 35 K.-O.) à Sergiy Derevyanchenko, ce dernier a décidé de lancer un défi à Errol Spence fils (25-0, 21 K.-O.) et de l’affronter à un poids déterminé.

    Spence, le champion IBF des mi-moyens serait capable d’augmenter son poids aux alentours de 160 livres et livrer combat à « Canelo ».

    Déjà, une offre de 20 millions $ est sur la table pour Spence pendant que « Canelo » a toujours ses 35 millions $ en vue. On s’en reparle.

    Bonne boxe!

    Boxe : Germain veut sa chance contre l'élite

    Boxe : Germain veut sa chance contre l'élite


    MONTRÉAL – Alors que les derniers spectateurs présents dans l’enceinte du Cabaret du Casino de Montréal étaient en train de quitter les lieux et qu’il ne restait que quelques travailleurs qui s’affairaient à démonter le ring,...

    MONTRÉAL – Alors que les derniers spectateurs présents dans l’enceinte du Cabaret du Casino de Montréal étaient en train de quitter les lieux et qu’il ne restait que quelques travailleurs qui s’affairaient à démonter le ring, Mathieu Germain et le promoteur Camille Estephan sont venus rejoindre à leur table les quatre journalistes qui planchaient sur leur compte-rendu de la soirée.

    Vainqueur de Jose Eduardo Lopez Rodriguez par décision unanime des juges une heure plus tôt, Germain (17-0-1, 8 K.-O.) n’avait pas immédiatement rencontré les membres de la presse après sa victoire, puisqu’Arslanbek Makhmudov se battait contre Jonathan Rice tout de suite après lui.

    Mais les scribes tenaient absolument à échanger avec lui, d’autant plus qu’il venait de défendre sa ceinture nord-américaine des poids super-légers de l’IBF pour la troisième fois, mais surtout de prouver que son nul partagé contre Steve Claggett le 26 janvier était résolument derrière lui.

    « Je voulais montrer que je fais partie de l’élite mondiale », a lancé d’entrée de jeu Germain, qui a enlevé tous les rounds sur les cartes des trois juges. Ce n’est pas le genre de chose que je dis pour le plaisir. Plus le niveau d’adversité va augmenter, plus mon talent de boxe va ressortir. »

    Le boxeur âgé de 29 ans a démontré qu’il avait tiré plusieurs leçons de son affrontement contre Claggett en respectant un plan de match méthodique. Son désir de ne pas déroger à sa stratégie lui a peut-être même coûté une victoire par knock-out après qu’il eut ébranlé son adversaire au deuxième round. « Je m’étais dit que j’allais l’arrêter au troisième, c’est mon erreur, a-t-il avoué. »

    « Je dois travailler là-dessus parce que je sais que je ne suis pas un David Lemieux ou un Steven Butler. Je suis capable de faire mal à mes adversaires, je leur fais tous mal, mais je ne réussis pas à les finir. Mais je suis un gars travaillant et je vais me retrousser les manches avec mon équipe.

    « Ce n’est peut-être pas ma meilleure performance [en carrière], mais je ne voulais pas prendre de risques inutiles. J’ai montré à ce gars-là qu’il n’avait pas d’affaire dans le même ring que moi. Est-ce que j’aurais pu faire mieux? Oui, mais c’est parce que je suis critique envers moi-même. »

    Mine de rien, Germain a mieux fait que les ex-champions du monde Viktor Postol et Humberto Soto face à Lopez Rodriguez, puisque le Mexicain était parvenu à leur arracher quelques rounds.

    « Je savais que [Lopez Rodriguez] était un vrai, sauf qu’il n’avait pas nécessairement les mains super rapides. Si tu n’as pas les mains rapides et une bonne défense contre moi, tu ne pourras pas m’atteindre solidement, a expliqué Germain. Je voyais vraiment bien tous ses coups venir.

    « Postol, Soto... ça ne me dérange pas, parce que ce sont des gars que je veux affronter. Dans les faits, je ne suis pas surpris d’avoir mieux fait qu’eux. Postol est super bon, mais il est nonchalant lorsque les choses se mettent à aller trop bien et il encaisse énormément de coups pour rien. »

    Germain ambitionne plus que jamais de se mesurer aux meilleurs 140 livres et éventuellement venger son nul face à Claggett, mais il serait étonnant qu’il retrouve l’Albertain à court terme.

    « À un moment donné, il faut être logique dans ses choix, a répondu Germain. Pour le moment, je n’ai pas du tout besoin de lui. C’est plus lui qui a besoin de moi. J’aimerais ça me rebattre avec lui, mais il n’a rien d’attrayant à m’offrir. Il revient d’une défaite et il ne possède pas de ceinture.

    « Je suis prêt à me battre ici, aux États-Unis, n’importe où. Je ne dis jamais non, je dis oui. C’est mon promoteur et mon entraîneur Mike Moffa qui décident. Claggett a des croûtes à manger. »

    Germain espère finalement que cette victoire décisive sur Lopez Rodriguez lui permettra enfin d’intégrer le top-15 du classement des super-légers de l’IBF, sans quoi il se dit prêt à retourner la ceinture. « Je mérite mon classement. Je ne demande pas au monde une faveur », a-t-il conclu.

    L’Impact s’est dégonflé en deuxième demie

    L’Impact s’est dégonflé en deuxième demie


    MONTRÉAL – L’occasion de se remettre sur la bonne voie était presque trop belle. L’Impact affrontait samedi une équipe qu’il avait déjà battue de façon décisive sur son propre terrain, une équipe qui avait concédé quinze buts...

    MONTRÉAL – L’occasion de se remettre sur la bonne voie était presque trop belle. L’Impact affrontait samedi une équipe qu’il avait déjà battue de façon décisive sur son propre terrain, une équipe qui avait concédé quinze buts à ses trois matchs précédents sur la route. Une équipe en déroute, la pire, statistiquement, de toute l’Association Est de la MLS.

    Pour cette trop rare journée de match au Stade Saputo, une victoire n’était pas que prévisible, c’était presque le seul résultat possible. L’Impact l’a toutefois échappée en faisant match nul contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

    Depuis sa victoire historique au Red Bull Arena, le onze montréalais n’a récolté qu’un point sur une possibilité de six contre les deux pires clubs de son association.  

    « Oui, définitivement, a répondu l’entraîneur-chef Rémi Garde lorsqu’on lui a demandé s’il avait davantage l’impression que son équipe avait laissé filer de précieux points plutôt que de s’être replacée sur le droit chemin. Ils ont connu des bons moments au début de la deuxième demie, mais sinon la situation était sous contrôle. Sauf que lorsqu’on joue à la maison, il n’y a qu’une victoire qui soit une bonne opération. Tout n’est pas négatif, mais dans l’ensemble, ce sont deux points perdus, définitivement. »   

    « On avait l’ambition de venir ici et de repartir avec trois points. Malheureusement on a fait une très bonne première mi-temps, mais la deuxième n’a pas été bonne sur plein de choses, a déploré le défenseur Zachary Brault-Guillard, qui disputait un quatrième match de suite dans le XI partant. C’est frustrant, mais il y a un match qui nous attend vendredi, un match qui ne sera pas facile. Ça va être un vrai combat. »

    « Ils ont juste été un peu plus combatifs que nous, remarquait le gardien Evan Bush. Pour la deuxième semaine de suite, on affrontait une équipe avec un nouvel entraîneur et je crois qu’on en a vu les effets. Dans les duels, dans les batailles, ils étaient plus prêts à se battre jusqu’à la fin. Ça a été la différence, j’imagine. »

    L’Impact a débuté le match timidement, de longs ballons mal ajustés dans la profondeur constituant l’essentiel de son initiative offensive. Mais vers le quart d’heure de jeu, les corridors ont commencé à s’ouvrir et Shamit Shome, qui débutait un troisième match de suite aux côtés de Saphir Taïder en milieu de terrain, s’est mis à exploiter régulièrement les espaces dans le tiers offensif.

    Pendant une séquence d’une quinzaine de minutes en première demie, Shome a brillamment alimenté Orji Okwonkwo sur l’aile droite et Maxi Urruti dans l’axe, provoquant des occasions de première qualité à l’Impact. La plus sérieuse est survenue à la 33e minute, quand la touche d’Urruti derrière le gardien Matt Turner a été arrêtée près de la ligne des buts par le défenseur Jalil Anibaba.

    Considérant l’imminence de l’entrée en scène d’Ignacio Piatti, qui est finalement entré à la 66e minute, il ne semblait pas y avoir de raison de s’inquiéter de ce manque de finition. Mais le Revolution est parvenu à renverser la vapeur à sa sortie du vestiaire et sans jamais se retrouver véritablement dans le trouble, l’Impact n’a jamais réellement su retrouver son rythme vers le but adverse.

    « Ils ont commencé à mettre de la pression un peu plus haut sur le terrain et c’est devenu difficile pour nous de faire circuler le ballon latéralement, a analysé Shome. Ça aurait peut-être été à moi et Saphir [Taïder] de descendre plus bas pour venir donner un coup de main à nos défenseurs centraux. »

    « Ils nous ont peut-être compliqué un peu la tâche dans la construction du jeu, mais en général, je ne crois pas qu’ils aient apporté de si grands changements à leur jeu, relativisait Bush. Je crois simplement qu’on n’avait pas la même énergie, les mêmes intentions. »

    Plus hésitant à mettre le blâme sur des failles tactiques, Rémi Garde se demandait si l’inactivité récente de certains de ses joueurs n’expliquait pas simplement cette baisse de régime dans la deuxième portion du match. Okwonkwo et Taïder n’avaient pas été titularisés depuis deux semaines tandis que Mathieu Choinière revenait au jeu après une absence de quatre matchs.

    « Quand on a des moments forts dans un match, il faut en profiter parce qu’on ne sait jamais quand on se fera prendre par l’adversaire. Il faut être plus efficace quand on a nos chances, s’impatientait Garde. J’aurais aimé nos chances si on avait été en mesure de garder notre rythme et notre qualité dans les 45 dernières minutes, mais malheureusement on n’a pas su y arriver. C’est peut-être une question de fraîcheur, avec tous ces gars qui ne sont pas dans leur meilleure forme. Ça explique peut-être notre deuxième demie. »​

    Rapport d’Olivier : Impact 0 - Revs 0

    Rapport d’Olivier : Impact 0 - Revs 0


    Avec le passage du commissaire de la MLS la semaine dernière, on a beaucoup parlé des défis d’une entreprise qui œuvre dans le domaine du sport et divertissement.   Depuis le début de la campagne, les résultats sportifs sont plus...

    Avec le passage du commissaire de la MLS la semaine dernière, on a beaucoup parlé des défis d’une entreprise qui œuvre dans le domaine du sport et divertissement.

     

    Depuis le début de la campagne, les résultats sportifs sont plus qu’acceptables chez l’Impact. Pour le divertissement, on repassera.

     

    Que retenir de ce match nul 0-0 face à la Nouvelle-Angleterre?

     

    Sur ma faim :

     

    On doit s’y résigner, l’Impact n’est pas une équipe excitante et n’affiche pas un désir urgent de le devenir.

     

    La semaine dernière, l’Impact a encaissé deux fois face à la pire attaque de la MLS. Samedi, le XI montréalais a été blanchi par la pire défense du circuit.

     

    Quand les victoires s’enchaînent, il est plus facile pour les partisans de pardonner une approche conservatrice et un spectacle plus terne. Lorsque l’équipe échappe 5 points sur une possibilité de 6 face aux deux pires équipes de l’Est, ça passe moins bien.

     

    Sur la bonne voie :

     

    Après avoir raté 10 matchs en raison de blessures, Ignacio Piatti a foulé la pelouse du Stade Saputo pour la première fois en 2019. Sur les 25 minutes disputées, il avait l’air bien en jambes.

     

    Un retour rassurant pour la suite des choses, mais la présence de Nacho prend encore des allures de bouée de sauvetage. L’Argentin est habitué au rôle de sauveur, mais il devra l’assumer avec prudence. En voulant trop en faire, Piatti s’expose à d’autres pépins physiques et à des trop-pleins d’émotions.

     

    Avec sa réaction auprès de l’arbitre, son carton jaune en fin de match aurait rapidement pu virer au rouge.

     

    Sur la touche :

     

    À domicile contre une équipe très moyenne, j’aurais aimé sentir un certain devoir d’y aller à fond pour la victoire.

     

    L’entrée de Piatti et d’Anthony Jackson-Hamel visait à dynamiser l’attaque, mais le match nul semblait être un scénario acceptable. Ce n’est qu’en fin de saison qu’on en connaîtra les répercussions.

     

    Le carton jaune de Samuel Piette avec quelques instants à jouer résume bien la chose. Plutôt que de mettre le ballon dans la surface le plus rapidement possible, on a préféré construire le jeu. Résultat des cours? Aucune menace pour les Revs, ballon perdu et carton jaune en tentant de le récupérer.

     

    À vous de me dire ce qui fera le plus mal. Les points échappés ou l’absence de Piette qui sera suspendu la semaine prochaine face au LAFC, meilleure équipe de la ligue?

     

    Sur la coche :

     

    Question de trouver un peu de positif, Saphir Taïder a repris la forme et s’est aventuré dans la surface adverse à plusieurs reprises. Ce genre de courses vers l’avant lui avait permis de marquer trois buts à ses quatre premiers matchs de la saison.

     

    À ces côtés au milieu, Shamit Shome a été le meilleur des siens en première mi-temps. Le Canadien prend du gallon et offre plus de polyvalence que Micheal Azira. Sans être négligeant défensivement, il joue plus vers l’avant que l’Ougandais et appuie mieux l’attaque.

     

    De match en match, Shome grimpe dans la hiérarchie.

     

     

     

     

     

    Makhmudov prêt pour la prochaine étape

    Makhmudov prêt pour la prochaine étape


    MONTRÉAL – Il y a fort à parier que le combat qu’Arslanbek Makhmudov a livré contre Jonathan Rice hier soir au Cabaret du Casino de Montréal sera vite évacué de la mémoire des amateurs. Pendant toute la durée de...

    MONTRÉAL – Il y a fort à parier que le combat qu’Arslanbek Makhmudov a livré contre Jonathan Rice hier soir au Cabaret du Casino de Montréal sera vite évacué de la mémoire des amateurs.

    Pendant toute la durée de l’affrontement que le Montréalais d’origine russe a gagné par arrêt de l’arbitre au septième round, l’Américain n’a jamais véritablement cherché à l’emporter, se contentant plutôt de se déplacer et pour échapper aux puissantes frappes de son adversaire.

    Les livres d’histoire retiendront peut-être que cette victoire lui a permis de mettre la main sur un premier titre mineur – la ceinture continentale des Amériques des poids lourds du WBC, – mais son entraîneur se souviendra qu’elle a confirmé le potentiel international de son protégé.

    « Depuis le début de sa carrière, Arslanbek a surtout affronté des débutants avec environ le même nombre de combats, des gars qui étaient quand même de qualité, et il a fait le ménage là-dedans, s’est enthousiasmé Marc Ramsay après le triomphe de Makhmudov (8-0, 8 K.-O.).

    « Nous allons maintenant tomber dans des gars qui peuvent lui donner des rounds, quelque chose de très important, et il faudra regarder du côté des vétérans, des gars qui sont connus. »

    Car le géant du Daghestan n’a visiblement plus rien à apprendre de ces durs qui acceptent de tomber sous ses coups en échange d’une généreuse contribution. Avant le duel d’hier soir, il avait été limité à huit maigres rounds en sept sorties, ne franchissant jamais le deuxième assaut.

    « Comme vous avez pu le voir dans le passé, nous avons essayé des toughs qui étaient peut-être un peu moins mobiles, mais ça ne nous apportait plus rien, a précisé Ramsay. Là, nous lui avons présenté une problématique qui était complètement différente : un gars qui a des jambes et des mouvements arrière, un gars qui roule avec les coups et qui possède quand même un menton.

    « Nous voulions nous assurer d’avoir une couple de rounds et c’est ce que nous avons eu. Ç’a mis sa patience à l’épreuve et c’est ce que je lui disais entre les rounds. Qu’il était maintenant rendu dans un marathon et qu’il devrait apprendre à être patient en ayant une bonne défense et en utilisant un bon jab. Mon gars n’est pas très, très patient, mais ç’a été une bonne école! »

    Évidemment, il reste énormément de choses à peaufiner avant que Makhmudov puisse penser à se mesurer à l’élite mondiale, à commencer par croiser le fer avec boxeur qui sera véritablement capable de rivaliser avec lui. Malgré ses qualités athlétiques indéniables, Rice (10-4-1) n’a à peu près jamais essayé de lancer de coups et n’a jamais représenté une menace en aucun temps.

    « Dans les combats d’importance, c’est certain que le gars en avant de toi vient pour se battre, a reconnu Ramsay. Il y a un autre niveau de risque que juste les déplacements. Dans un combat d’importance, le ring aurait aussi été plus grand, ce qui représente une autre problématique...

    « Mais nous n’en sommes pas encore rendus là et ce n’est pas au sommet de la pyramide que c’est le temps de commencer à faire des expériences. Il faut savoir où nous sommes à l’aise et où nous le sommes moins. [Hier] soir, j’ai obtenu une tonne d’informations et à son retour dans le gymnase, nous saurons exactement sur quoi travailler. Nous avons de gros projets pour lui. »

    Si l’entraîneur a particulièrement aimé les déplacements de son protégé dans le ring – l’ajout d’un pas de côté pour atteindre plus facilement la cible en mouvement –, il reconnaît toutefois que Makhmudov devra apprendre à réduire la distance pour ne pas se faire surprendre un jour.

    « [Hier] soir, il n’y avait pas de contre-attaque, alors il n’y avait pas vraiment de risques, mais il faut qu’il couvre la distance après son jab, a expliqué Ramsay. Il gardait ainsi toujours le même écart après avoir envoyé un jab au corps et j’aurais préféré  qu’il s’approche un petit peu plus. »

    Après avoir livré trois combats en l’espace de quatre mois depuis le commencement de l’année, Makhmudov s’offrira des vacances en Russie avant de recommencer l’entraînement. Ramsay espère le revoir dans l’arène en septembre pour reprendre exactement là où ils avaient laissé.

    Match nul lors du retour d'Ignacio Piatti

    Match nul lors du retour d'Ignacio Piatti


    MONTRÉAL – Les clameurs sont montées de la section 132 à la 54e minute. Vêtu d’un dossard rose, Ignacio Piatti venait d’émerger du banc des siens et avait discrètement commencé à s‘échauffer. Les Ultras ont souligné...

    MONTRÉAL – Les clameurs sont montées de la section 132 à la 54e minute. Vêtu d’un dossard rose, Ignacio Piatti venait d’émerger du banc des siens et avait discrètement commencé à s‘échauffer. Les Ultras ont souligné l’apparition divine en entonnant le chant réservé au magicien argentin, qui s’est mis à faire le piston le long de la ligne de touche.

     

    Le Revolution de la Nouvelle-Angleterre se faisait insistant dans le territoire de l’Impact quand, dix minutes plus tard, le quatrième officiel a finalement reçu la commande d’inscrire le numéro 10 sur son panneau. D’un bloc, le stade s’est levé.

     

    Quelque chose comme un bon pressentiment s’est mis à circuler dans les tribunes.

     

    Mais le retour au jeu de Piatti, anticipé en crescendo pendant toute la dernière semaine, n’aura pas mené à la finale escomptée. Malgré la présence de son joueur vedette, l’Impact a dû se contenter d’un match nul de 0-0 face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre, samedi après-midi au Stade Saputo.

     

    Éloigné des terrains pendant deux mois par des blessures successives à un genou et à un mollet, Piatti a fait son entrée dans le match à la 66e minute sous les acclamations nourries de la foule. « Nacho » a toutefois fait l’objet d’un marquage serré et n’a pu faire pencher le score du côté des locaux.

     

    « S’il y a une bonne nouvelle dans l’après-midi, c’est celle-là. C’est que Nacho est rentré, il a joué, il n’a pas de douleur. Pour ce qui est du match, c’était encore une fois difficile. C’était difficile parce qu’offensivement, pour créer des choses, il faut que le ballon aille vite. Et pour que le ballon aille vite, il faut que les conditions de jeu le permettent. Là, le ballon, il fallait le toucher plusieurs fois pour le maîtriser, ce qui favorise les défenseurs. C’était comme ça, c’était la situation de cet après-midi. Mais le retour au jeu de Nacho est très positif. Il a 30 minutes de plus dans les jambes, sans douleur apparemment, alors la machine est relancée. »

     

    La machine est relancée, mais le Revolution s’est assuré de ne pas la laisser prendre sa vitesse de croisière. À ses premières foulées, Piatti s’est retrouvé dans un duel musclé avec Juan Agudelo, qui a remporté le face-à-face au prix d’un carton jaune. Ce n’était qu’un aperçu de ce qui attendait le dangereux milieu de terrain. À la 79e minute, Piatti a à son tour été sermonné par l’officiel lorsqu’il s’est lui-même fait justice après avoir été ralenti de manière discutable lors d’une contre-attaque.

     

    « C’est indéniable qu’il apporte une énergie et une confiance à cette équipe, remarquait Evan Bush. Quand il est arrivé en deuxième demie, les gars ont peut-être inconsciemment commencé à se fier un peu trop sur lui, ce qui expliquerait notre baisse de régime. Mais on va retrouver nos repères assez vite. À mesure qu’il recommencera à avoir ses minutes, tout redeviendra normal. Tant qu’il sera sur le terrain, les choses ne pourront que s’améliorer. »

     

    « Je suis content d’être avec le groupe, avec l’équipe, a quant à lui commenté Piatti, qui se disait sans séquelle physique après la partie.  Ça faisait longtemps que j’étais à l’extérieur, donc je me sens bien. Aujourd’hui je n’ai pas pu jouer tout le match mais je suis content que l’équipe n’ait pas perdu. On a essayé, même s’il nous a manqué deux points. »

     

    Concrètement, Piatti aura laissé une empreinte somme toute modeste sur le match. Aucun tir tenté, à peine quelques frissons près du gardien adverse. Mais il y a des choses qui ne se chiffrent pas, ou du moins qui ne s’insèrent pas immédiatement dans l’équation.

     

    « Ça se voyait qu’il n’avait pas joué depuis un bon moment, mais on a aussi revu ses petites touches de balles qui lui permettent de se lancer vers l’avant, note Bush. Des gars comme lui n’ont pas besoin d’une éternité pour retrouver la forme. On a vu quelques moments prometteurs aujourd’hui et ces moments seront beaucoup plus nombreux à mesure qu’il retrouvera ses sensations. »

     

    Auteur de quatre arrêts, Bush a récolté son sixième jeu blanc de la saison. Son vis-à-vis Matt Turner n’a eu qu’à effectuer un arrêt pour lui donner la réplique.

     

    L’Impact était privé des services de l’ailier Omar Browne, qui s’est blessé lors de l’entraînement de vendredi, et du défenseur Bacary Sagna, suspendu sur accumulation de cartons.

     

    L’Impact a écopé de quatre cartons jaunes dans les quinze dernières minutes du match. L’un d’eux a été décerné au milieu de terrain Samuel Piette, qui sera suspendu pour accumulation de carton vendredi prochain pour le déplacement des siens à Los Angeles. ​

    Douce revanche pour les Blues

    Douce revanche pour les Blues


    SAINT LOUIS – Les Blues ont savouré une douce revanche vendredi. Forts d’une victoire de 2-1, ils ont fait oublier de la meilleure manière qui soit la défaite plus qu’amère qu’ils avaient encaissée mercredi. Du coup, ils ont...

    SAINT LOUIS – Les Blues ont savouré une douce revanche vendredi.

    Forts d’une victoire de 2-1, ils ont fait oublier de la meilleure manière qui soit la défaite plus qu’amère qu’ils avaient encaissée mercredi. Du coup, ils ont nivelé les chances 2-2 dans une finale de l’Ouest qui se poursuivra dimanche midi (15 h, heure de l’Est) à San Jose.

    Oh! Ça n’a pas été facile. Même qu’on a cru que la chance qui a souri si souvent aux Sharks depuis le début de la saison allait encore leur venir en aide en fin de match. Une fin de match en tous points, ou presque, similaire à celle de mercredi alors que les Blues ont échappé leur avance de 4-3 pour finalement s’incliner 5-4 en prolongation dans les circonstances que vous connaissez.

    Oui! Oui! Je fais référence à la passe avec la main de Timo Meier qui a été ratée par les officiels et qui a mené au but de la victoire marqué par Erik Karlsson.

    Pendant les trois dernières minutes, les Sharks ont pris le plein contrôle du territoire des Blues. Ils ont échangé la rondelle rapidement; ils ont décoché des tirs de partout; des tirs que les joueurs des Blues ont bloqués ou tentés de le faire en plongeant à gauche et à droite alors que Jordan Binnington s’est occupé de ceux qui se sont rendus jusqu’à son filet.

    « C’était pas mal le chaos », a d’ailleurs convenu le gardien recru qui s’est fait siffler des rondelles aux oreilles à quelques occasions et qui s’est même permis des sorties hasardeuses autour de son but.

    Bien qu’ils aient aidé la cause de leur gardien du mieux qu’ils le pouvaient, les joueurs des Blues ont toutefois répété les mêmes erreurs qui les avaient finalement coulés en fin de troisième match : ils ont raté un filet désert alors que Martin Jones avait été rappelé au banc à la faveur d’un sixième attaquant et se sont encore une fois rendus coupables de dégagements refusés.

    Rien pour aider leur cause.

    « Il était temps que le match finisse, car il est clair que ça allait nous rattraper si ça continuait. Mais l’important, c’est qu’on a trouvé une façon de gagner », a commenté David Perron.

    « Je sais que ça semble simple de marquer dans un filet désert, mais ce n’est pas toujours évident. Surtout quand une équipe aussi bonne en attaque que les Sharks est sur ton dos. Karlsson et Brent Burns sont certainement parmi les meilleurs défenseurs de la LNH pour contrôler le jeu à la ligne bleue et trouver une façon de faufiler des tirs jusqu’au but. Il n’est donc pas facile de leur voler la rondelle et quand tu réussis, ce n’est pas évident de marquer de loin. Et quand tu rates la cible, tu es pénalisé en raison du fait qu’il est impossible de faire de changement de joueur en raison du dégagement refusé », plaidait Craig Berube après la victoire de son club.

    L’entraîneur-chef des Blues prône-t-il ces dégagements aux conséquences dangereuses?

    « Dans un monde idéal, j’aimerais mieux que nos gars se contentent de tirer la rondelle en zone neutre pour éviter les dégagements, mais parfois la pression est tellement forte que tu n’as pas le choix. Quand ça arrive, tu batailles, tu batailles, tu batailles et tu prends les moyens pour gagner ces batailles. On a manqué notre coup mercredi, on a réussi ce soir. Mais ils nous ont forcés à travailler fort pour gagner », a conclu Berube.

    Meier : mauvais Karma

    En résistant aux poussées des Sharks, les Blues ont peut-être évité de vivre un cauchemar identique à celui de mercredi alors que Meier a profité de l’erreur des officiels.

    Si les Dieux du hockey ont pas mal aidé la cause des Sharks depuis le début des séries alors que des décisions erronées les ont propulsés vers des victoires, on dirait qu’ils avaient décidé de se reprendre un brin ou deux vendredi soir.

    Il est même permis de se demander s’ils ne s’étaient pas légués contre Meier histoire de faire contrepoids à sa passe illégale qui n’a pas été signalée lors du troisième match.

    Pourtant excellent avec la rondelle, Meier a raté une cage complètement déserte en première période. Puis, en fin de premier tiers, il est pratiquement passé dans le vide en tentant de décocher un tir de l’enclave où il fonçait sur une rondelle libre.

    Non seulement Meier a-t-il frappé une « fausse balle » sur le jeu, mais il a écopé une pénalité lors de son repli défensif sur la séquence qui a immédiatement suivi. Et qu’est-ce qui est arrivé neuf secondes après le début de l’attaque massive des Blues? Eh oui! Tyler Bozak a hérité de la rondelle après un arrêt de Martin Jones. Il a ensuite marqué pour donner une avance de 2-0 aux siens avec un peu plus de deux minutes à faire à la période.

    Ce but est devenu celui de la victoire.

    Bien sûr, je sais que les Dieux du hockey n’existent pas. Ou pas vraiment. Mais il était quand même ironique de voir Meier composer avec autant de déveine après qu’il eût profité d’une erreur aussi inhabituelle que celle commise par les officiels en prolongation mercredi.

    Bien plus que le mauvais karma qui semble avoir frappé Meier vendredi, c’est l’intervention de Berube qui a pris d’assaut le vestiaire de son équipe après la défaite de mercredi qui a fait la différence dans le match numéro quatre.

    « Craig vient rarement dans la chambre après les matchs. Mercredi, il est venu. Le "timming" était bon. C’était même nécessaire. C’est lui qui a calmé tout le monde. C’est lui qui nous a dit de ne pas nous enflammer devant les journalistes et de répéter le message qu’on tournait la page et qu’on se concentrait sur le prochain match. C’était la bonne mentalité à adopter. La preuve : la série est égale 2-2 », a poursuivi Perron.

    Burns : 16 tirs tentés!

    Les Sharks n’ont pas seulement créé un chaos en zone des Blues en fin de match. Ils ont dominé, presque outrageusement, les 40 dernières minutes de jeu.

    Ils ont dominé en temps de possession de rondelle et en nombre et durée de présences en zone ennemie. Un exemple : pendant que Brayden Schenn et Marc-Édouard Vlasic purgeaient une pénalité mineure double, en période médiane, la rondelle est sortie de la zone des Blues une seule fois. Et il ne restait que quelques secondes aux pénalités lorsque les Sharks ont dû se replier en zone neutre pour mieux reprendre d’assaut le territoire ennemi.

    Les Sharks ont décoché un total de 73 tirs au cours de la rencontre. Trente ont touché la cible. Les Blues se sont contentés de 35 tirs tentés (22 cadrés) dont près de la moitié (16) ont été décochés en première période.

    Burns a été au centre de la majorité des poussées dangereuses de Sharks. Les 16 tirs qu’il a décochés – Burns a vraiment tiré 16 fois au filet en 31 présences totalisant 26 :46 de temps d’utilisation – en témoignent avec éloquence. L’ennui pour Burns, il n’a touché la cible que deux fois.

    Il a toutefois battu Binnington à deux reprises avec des tirs qui ont frappé le poteau à la gauche du gardien des Blues et la barre horizontale.

    « On a très mal entrepris la rencontre », a d’abord commenté Burns qui a été victime d’une solide mise en échec d’Alexander Steen derrière le filet en tout début de match. Il a perdu la rondelle en raison de l’échec avant efficace de Steen ce qui a contribué au but d’Ivan Barbashev dès la 35e seconde de la rencontre.

    « Une fois en arrière 0-2, nous n’avions pas le choix. On a ouvert le jeu. On a été plus agressif. On a été plus impliqué. On a généré pas mal d’attaque, mais ce n’a pas été assez. Ils forment une très bonne équipe de l’autre côté et nous devrons être meilleurs lors du prochain match. Nous devrons surtout être bons du début à la fin de la partie », a ajouté le défenseur finaliste dans la course au trophée Norris.

    Karlsson blessé?

    Si Burns a multiplié les présences au dernier tiers, on a beaucoup moins vu Karlsson. Ce qui est fort surprenant considérant que les Sharks avaient besoin d’un but pour niveler les chances et que le Suédois a récolté sa 14e passe – un sommet depuis le début des séries – sur le seul but des Sharks, le 10e des séries pour Tomas Hertl.

    Karlsson a passé plus de 25 minutes sur la patinoire vendredi. Mais il n’a joué que 6 :20 en troisième période. En plus, après avoir rappelé son gardien au banc et profité d’un temps d’arrêt pour orchestrer une stratégie pour niveler les chances, Peter DeBoer a été contraint de garder Karlsson au banc.

    Il est revenu au cours de la dernière minute, mais il ne semblait vraiment pas au sommet de sa forme.

    Manque de souffle? Baisse d’énergie? Retour de la blessure à l’aine qui l’a miné dans la dernière étape de la saison régulière? Les questions méritent d’être posées. Mais on n’a pas obtenu de réponses de la part des Sharks.

    Parlant de blessure, le Québécois Samuel Blais a été blessé à la cheville ou au pied droit en fin de rencontre lorsqu’il a bloqué un tir de Burns. Il est retourné sur la patinoire pendant une pause publicitaire, mais il n’est pas revenu au jeu.

    En bref

    – Binnington a signé sa 10e victoire des séries. Un nouveau record pour les Blues alors que Brian Elliott (2016) et Roman Turek (2001) partageaient l’ancien record qui était de neuf victoires…

    – Binnington est aussi devenu le 10e gardien recru de l’histoire de la LNH à signer au moins 10 victoires en séries éliminatoires...

    – Depuis son arrivée avec les Blues, Binnington présente un dossier de 11-2-0 dans les matchs disputés au lendemain d’une défaite. Il a maintenu une moyenne de 1,81 but accordé lors de ces 13 rencontres et une efficacité de 93,6 %. «Jordan est notre roc. Il a réalisé un jeu blanc dès son premier match avec nous et depuis c’est un plaisir de le voir jouer derrière nous », a commenté le défenseur Colton Parayko...

    – Les Blues se retrouvent en territoire connu puisqu’ils ont partagé les quatre premiers matchs des séries contre Winnipeg et Dallas avant d’éliminer les Jets en six rencontres et les Stars en sept parties...

    – Quant aux Sharks, ils sont revenus de l’arrière 1-3 dans la série contre Las Vegas en première ronde, mais ils étaient à égalité 2-2 en deuxième ronde contre l’Avalanche avant de les éliminer en sept parties...

    – Les Blues mettent le cap sur San Jose avec confiance en raison de leur fiche de 6-2 sur la route depuis le début des séries – ils sont 4-5 au Enterprise Center – mais les Sharks sont solides au SAP Center comme le confirme leur dossier de 7-3...

    Makhmudov se défait de Rice au 7e assaut

    Makhmudov se défait de Rice au 7e assaut


    <br /> MONTRÉAL – Arslanbek Makhmudov était à la recherche d’un adversaire qui lui permettrait de passer plus que le temps d’une chanson dans le ring. Le « problème » est maintenant corrigé.   Le poids lourd...

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    MONTRÉAL – Arslanbek Makhmudov était à la recherche d’un adversaire qui lui permettrait de passer plus que le temps d’une chanson dans le ring. Le « problème » est maintenant corrigé.

     

    Le poids lourd montréalais d’origine russe a en effet eu besoin de sept rounds pour disposer du vétéran américain Jonathan Rice qu’il a vaincu par arrêt de l’arbitre, vendredi soir au Cabaret du Casino de Montréal, en finale d’un événement d’Eye of the Tiger Management (EOTTM).

     

    Après avoir envoyé Rice (10-4-1) au plancher à la fin du sixième round à l’aide d’une violente droite, Makhmudov (8-0, 8 K.-O.) l’a ébranlé une seconde fois au début du septième et l’arbitre Michael Griffin n’a pris aucune chance en s’interposant pour mettre fin au carnage appréhendé.

     

    Fort de sa huitième victoire en autant de sorties, Makhmudov s’est emparé du titre continental des Amériques du WBC, sa première ceinture mineure depuis le début de sa carrière. Une place dans le top-40 du classement devrait logiquement l’attendre lors de la prochaine mise à jour.

     

    « Cette ceinture représente énormément de choses pour moi, a mentionné Makhmudov. Je suis aussi très content d’avoir pu faire des rounds. J’ai énormément de respect pour Rice, car il m’a obligé à réfléchir pendant tout le combat et à trouver différentes solutions pour le stopper. »

     

    Sans surprise, Makhmudov s’est rué sur Rice dès les premiers instants du combat, sauf que le Californien a rapidement démontré qu’il n’avait aucunement l’intention d’en découdre pendant la soirée en se déplaçant continuellement et en esquivant toutes les attaques du géant russe.

     

    Makhmudov est néanmoins parvenu à placer quelques bonnes petites droites aux deuxième et troisième rounds, mais Rice roulait avec tous les coups, si bien qu’il n’a jamais été véritablement atteint solidement. L’Américain a continué de danser et danser par la suite, et comme si le favori de la foule voulait mettre fin à cet hommage bien involontaire à Martine Chevrier, il s’est activé.

     

    Profitant de la baisse évidente de régime de Rice à partir du sixième round, Makhmudov a réussi à le pincer avec une forte droite qui ne laissait absolument aucun doute sur la suite des choses.

     

    Germain tourne la page sur l'épisode Claggett

     

    Non seulement Mathieu Germain a tourné la page sur son verdict nul partagé contre Steve Claggett, le Montréalais a en plus affiché une forme qui n’avait pas été vue depuis longtemps.

     

    Germain (17-0-1) n’a fait qu’une bouchée de Jose Eduardo Lopez Rodriguez en l’emportant par décision unanime (100-90, 100-90 et 100-90), défendant ainsi sa ceinture nord-américaine des super-légers pour la troisième fois depuis qu’il l’a acquise en juin 2018 au Casino de Montréal.

     

    « G-Time » a contrôlé le centre du ring dès le round initial, ce qui lui a rapidement permis de lancer quelques droites qui ont atteint la cible. Il est même parvenu à ébranler son adversaire à la fin du deuxième assaut, Lopez Rodriguez (29-7-2) titubant d’ailleurs à son retour dans le coin.

     

    Mais comme Germain avait avoué qu’il devait apprendre à doser ses énergies après son combat face à Claggett, il n’a pas inutilement essayé d’en finir, se contentant plutôt d’empêcher Lopez Rodriguez de larguer sa main arrière. Le Québécois s’est donc assuré de remporter les rounds suivants sans prendre de vrais risques et en laissant aller ses mains à des moments opportuns.

     

    Germain espère que cette victoire lui permettra enfin de se hisser dans le top-15 du classement des super-légers de l’IBF. Après avoir mieux fait que les anciens champions du monde Viktor Postol et Humberto Soto contre Lopez Rodriguez, il a très certainement un argument de taille.

     

    Jukembayev expéditif, Clavel s’ajuste et Mathieu s’éclate

     

    Même si Luis Jesus Vidales (13-7) s’était présenté sur le pèse-personne plus de huit livres au-dessus de la limite permise, Batyr Jukembayev (16-0, 13 K.-O.) n’a aucun mal à le coucher avec une très puissante gauche au visage, ce qui a ensuite incité l’arbitre Martin Forest à arrêter les hostilités à 3:00 du 1er round. Il s’agit d’une 16e victoire en autant de duels pour le Kazakh, qui est classé 21e aspirant à la ceinture des super-légers du WBC qui est détenue par Regis Prograis.

     

    Grâce à un crochet de gauche qui passait régulièrement par-dessus la garde de son adversaire, Kim Clavel (8-0) est parvenu à dominer Tamar Elizabeth Demarco (8-2) avant de l’emporter par décision unanime (80-72, 79-73 et 79-73). « Ce combat-là a été une question d’ajustements, a déclaré la Montréalaise après sa victoire. J’aurais cependant aimé être en mesure de solutionner plus rapidement ma rivale et d’effectuer certains ajustements beaucoup plus rapidement. » Son entraîneuse Danielle Bouchard a été plus indulgente en expliquant qu’il y aura « énormément de choses positives à retirer de ce combat » et que « l’expérience acquise est inestimable ».

     

    Raphaël Courchesne (6-0, 3 K.-O.) s’est nettement moins compliqué la vie qu’à sa dernière sortie en rossant Nestor Faccio (17-11-2) avant que l’arbitre Forest ne stoppe l’action à 36 secondes du 2e round après que l’Uruguayen eut passé un trop long moment contre les câbles sans se défendre. Face à Alejandro Chavez Meneses en janvier, le Maskoutain s’était retrouvé au plancher dès le premier round avant d’être profondément coupé à la paupière de l’œil gauche.

     

    Pour la troisième fois en autant de combats depuis le début de sa carrière, Lexson Mathieu (3-0, 3 K.-O.) ne s’est pas éternisé dans l’arène, mais cela ne veut pas dire les 104 secondes de son duel contre Hernan David Perez (5-3) n’ont pas été excitantes. Le flamboyant pugiliste de Québec a en effet envoyé son adversaire au tapis à l’aide d’un direct aussi vif que précis, et peu de temps après que l’Argentin eut glissé, son coin a décidé de jeter l’éponge pour éviter une boucherie.

     

    Comme l’avait fait son coéquipier Nurzat Sabirov en mars un peu plus tôt cette année, Arutyun Avetisyan (13-0, 8 K.-O.) est parvenu à arrêter Cesar Hernan Reynoso (15-13-4) avant la limite en lui passant le knock-out à 2:37 du 6e round grâce à une vicieuse claque au foie. Avetisyan a ainsi enregistré une troisième victoire consécutive depuis qu’il s’est joint à EOTTM l’automne dernier.

     

    Clovis Drolet (10-0, 6 K.-O.) a ajouté son nom à la liste d’anciens ou actuels aspirants mondiaux qui comprend Vanes Martirosyan, Noe Gonzalez et Maciej Sulecki en battant Michi Munoz (27-9-1) par arrêt de l’arbitre à 54 secondes du 6e round. Alors qu’il se dirigeait vers une victoire tranquille par décision unanime, le boxeur de Beauport a asséné une foudroyante combinaison à la tête du Mexicain qui s’est immédiatement écroulé sur le canevas. Il a ensuite mis quelques minutes avant de pouvoir reprendre ses sens, aidé par les hommes de coin des deux boxeurs.

     

    En lever de rideau, Andrei Efremenko (1-0) a réussi ses débuts dans les rangs payants, non sans s’offrir une frousse après avoir visité le tapis au deuxième round à la suite d’un contre encaissé dans les premières secondes de l’assaut. Le « Gatti russe » s’est rapidement ressaisi et a ensuite placé plusieurs bonnes mornifles au visage et au corps de son adversaire mexicain, qui a survécu de peine et misère à la fin du combat, pour s’imposer décision unanime (39-36, 39-37 et 39-37).

    Beaucoup de changements et de points d'interrogation

    Beaucoup de changements et de points d'interrogation


    Je suis bien content qu’on recommence à parler de football. Je suis surtout bien content que la LCF et les joueurs en soient venus à une entente sur la convention collective car ça nous permet de nous concentrer sur le camp...

    Je suis bien content qu’on recommence à parler de football. Je suis surtout bien content que la LCF et les joueurs en soient venus à une entente sur la convention collective car ça nous permet de nous concentrer sur le camp d’entraînement. Sans connaître officiellement tous les détails pour l'instant, c’est une bonne nouvelle et nous pourrons en reparler. Je ne sais pas si ce sont les équipes ou les joueurs qui ont remporté les négociations, mais à mon avis, ce sont avant tout les partisans qui ressortent gagnants.

    À Montréal, les Alouettes ont présenté une fiche de 5-13 l’an passé et n’ont pas participé aux éliminatoires. Ça veut dire qu’il y a beaucoup de choses à surveiller pendant le camp parce qu’il y a beaucoup de points d’interrogation, contrairement aux belles années de l'organisation quand on conservait constamment le même noyau auquel on greffait seulement quelques nouveaux joueurs. Ces dernières années, c’est plus difficile.  

    Parmi les nombreuses choses à surveiller, la position de quart-arrière. Ç’a été le jeu de la chaise musicale l’an passé en raison des blessures et de la saga Johnny Manziel. Ç’a dû être une drôle d’année dans la salle de réunion des quarts-arrières parce qu’il n’y a eu aucune stabilité. Sans dire que c’était un freak show, toute l’attention était sur Manziel.

    Maintenant que Johnny Football et Drew Willy sont partis, tout indique qu’Antonio Pipkin aura toutes les chances de se faire valoir comme no 1. La bonne nouvelle pour les Alouettes et lui, c’est que les conditions sont très différentes et bien plus favorables. L’an passé, il était le quart no 4 ou 5 en arrivant au camp donc il a eu peu de répétitions. Il s’est aussi blessé pendant le camp et il n’a pas été capable de jouer en matchs préparatoires, puis il a été libéré mais est revenu à cause des blessures. Malgré tout, il a quand même fait de bonnes choses. En 2019, il est sensiblement le no 1. Il entreprend une deuxième année dans le même système et pourra passer un camp complet. Souhaitons que ça lui permette d’améliorer encore son jeu.

    Les Moineaux ont gagné des matchs avec Pipkin. Avec lui et le porteur de ballon William Stanback, ça me fait un peu penser aux années de Mike Pringle et Tracy Ham. Je ne suis pas du tout en train de dire que Pipkin et Stanback sont la réincarnation de mes anciens collègues, mais il y a un style d’attaque comparable. Je pense que l’attaque doit reposer sur le jeu au sol de Stanback en appuyant le tout avec le jeu de passe et le play action de Pipkin. Ce dernier ne nous a pas démontré qu’il peut débarquer dans un match et faire 170 passes. Je pense que c’est un quart-arrière qui peut rendre de bons services, mais en étant appuyé par une bonne attaque au sol avec du play action et quelques bonnes courses ciblées de Pipkin pour gagner quelques premiers essais car il a quand même un bon jeu de pieds.

    Il y a une chose que Pipkin et tous les autres quarts devront absolument faire : mieux protéger le ballon. En 2018, les Alouettes ont été l’équipe qui a été victime du plus grand nombre d’interceptions avec 21. À part Jeff Mathews (une passe de touché contre une interception), tous les autres quarts qui ont joué ont lancé plus d’interceptions que de passes de touché (Pipkin 8-3, Shields 3-1, Adams 1-0). Ce n’est évidemment pas une recette gagnante. En tant que quart, ce n’est pas compliqué, il faut limiter les erreurs et limiter les dégâts. Ton ratio doit au minimum être de deux passes de touchés contre une interception. On a du travail à faire là-dessus. À la blague, le seul « quart » qui a lancé plus de passes de touché que d’interception est le receveur Eugene Willis, qui est 2-en-2 pour 83 verges.

    Il faut aussi surveiller l’arrivée d’Hugo Richard, l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval. Selon la nouvelle entente, tout indique qu’un quart canadien va compter dans le ratio canadien. Ça ouvre la porte au fait de garder un quart canadien dans la formation et c’est intéressant. Richard est tout un athlète avec un bon gabarit. Il va rentrer dans le ratio canadien et les équipes vont aimer ça. Il peut aider sur les unités spéciales avec son gabarit et il peut par le fait-même tenir le ballon pour les bottés de précision. Avec son gabarit, il pourrait être un des protecteurs personnels pour les bottés de dégagement. C’est entre eux que le ballon passe pour se rendre au botteur de dégagement. Il est assez gros, vite et fort pour être un protecteur personnel. La dimension de jeu truqué devient alors intéressante, car l’autre équipe va être sur les nerfs. En voyant un quart réserviste jouer comme protecteur personnel, elle va peut-être plus penser à faire attention aux jeux truqués qu’à essayer d’aller bloquer le botté. Ça vient aider ta protection. C’est vrai qu’il pourrait y avoir un risque de blessure, mais à un moment donné, on ne devrait pas être surpris de le voir jouer à cette position. En plus, vu qu’il va être sur le ratio canadien, ça permet d’avoir un livre de jeux basés sur ses qualités : est-ce qu’on l’amène en troisième essai et 1? En faufilade du quart, un peu comme Andrew Buckley a fait pour les Stampeders de Calgary pendant plusieurs années? Tout ça fait en sorte que je pense qu’Hugo Richard a pas mal de chances de se tailler une place dans l’effectif, car il pourrait être utilisé de différentes façons.

    Tant qu’à parler de ratio canadien… on sait que normalement une équipe doit avoir sept joueurs partants canadiens dans la formation de match. Sur les sept, j’en identifie facilement six. En défense, il y a Taylor Loffler, Henoc Muamba et Boseko Lokombo. Pour moi, ce sont trois joueurs défensifs qui seront réguliers. Sur la ligne en attaque, il y en a au moins trois, peut-être quatre dépendant du camp : Kristian Matte, Spencer Wilson, Tyler Johnstone et on peut même ajouter Trey Rutherford, et sait-on jamais, Luc Brodeur-Jourdain. Sinon, le centre-arrière devient le septième partant. Je pense que c’est ce que les Alouettes aimeraient faire. Pour que la recette fonctionne, il faudrait là-dedans inclure un receveur espacé canadien, et ce sera une bataille au camp. On va donc espérer qu’un receveur canadien va ressortir du lot au camp parce que présentement, il y a un paquet de receveurs qui n’ont pas beaucoup joué, donc on ne les connaît pas vraiment. Pour aider la cause des Alouettes, ce serait bien qu’il y en ait un qui donne confiance aux entraîneurs pour que quand c’est le temps d’y aller avec une formation à cinq receveurs, on sort le centre-arrière et on rentre un receveur canadien. C’est ce qu’il y a de plus simple. Quand on y pense, depuis que Ben Cahoon a pris sa retraite après la saison 2010, il y a eu Éric Deslauriers et Samuel Giguère, mais on ne peut pas comparer. Les Als n’ont pas beaucoup investi dans la position de receveur canadien. Marc Trestman n’était pas fou de ça. Il a permis à Cahoon de finir sa saison, mais après ça, ça ne lui tentait pas beaucoup de jouer avec des receveurs canadiens et les Alouettes ont continué dans ce même moule.

    On a également hâte de voir la composition de la ligne à l’attaque. Est-ce qu’on va y aller avec trois Canadiens et deux Américains, ou quatre Canadiens et un Américain? Ce sera intéressant de voir les jeunes joueurs de ligne à l’attaque Trey Rutherford et Tyler Johnstone, des choix de premières rondes de l’an passé. Est-ce qu’ils vont être capables de produire, de jouer sur une base régulière et d’être des partants fiables? C’est dans le plan de match en tout cas.

    Je sais que la position de quart était instable l’an dernier, mais il faut aussi rappeler que la ligne à l’attaque a alloué 66 sacs. Ce n’est pas toujours la ligne qui est responsable, mais c’est souvent une statistique qu’on associe au niveau de la protection, et la protection est associée à la ligne à l’attaque. Je ne pointe pas juste la ligne à l’attaque du doigt, d’autres sont aussi responsables, mais bref, il faut que ça s’améliore.

    Beaucoup de nouvelles expériences en défense

    La chose la plus évidente à surveiller du côté défensif, c’est l’arrivée du nouveau coordonnateur défensif Bob Slowik. On a hâte de savoir quel sera son style de défense, surtout qu’il n’a jamais dirigé dans la LCF. Il a un grand bagage d’expérience dans la NFL et au niveau universitaire, mais pas dans la LCF. C’est toujours un gros défi pour les entraîneurs américains. On souhaite donc qu’il va arriver avec beaucoup d’ouverture d’esprit et d’humilité, qu’il va poser un paquet de questions et valider ses stratégies auprès de ses homologues. Certains Américains débarquent ici comme des cowboys, comme un certain Dan Hawkins qui disait qui ne faisait pas de distinction entre le football américain ou canadien. Il n’y a pas non plus beaucoup d’expérience chez les adjoints en défense, ce n’est pas une mine d’or d’information. Ce sera curieux de voir comment Slowik va s’ajuster.

    Chez les joueurs, la première chose qui me vient en tête, c’est la tertiaire. Le demi de coin du côté court Tommie Campbell et le maraudeur Taylor Loffler ont été acquis sur le marché des joueurs autonomes et sont de belles acquisitions, mais à part ces deux-là, il risque d’y avoir trois nouveaux joueurs. La tertiaire est drôlement importante dans du football à trois essais, dans une ligue où le jeu aérien est à la mode.

    Puis il y a la fameuse position que j’appelle la position Chip Cox, comme secondeur extérieur du côté large du terrain, que Cox a patrouillé pendant de nombreuses années avec les Alouettes. On sait que Cox avait signé une entente de dernière minute avec les Alouettes pendant le camp l’an passé, mais il n’est pas avec l’équipe présentement et il va avoir 36 ans en juin. Je pense qu’il voulait revenir, mais on ne sait pas ce qui va se passer. Clairement, c’est une position qu’il faut rajeunir et il faudra trouver une solution. Il y aura une bataille entre jeunes joueurs pour mettre la main sur cette importante position hybride et unique au football canadien. Ça nécessite un secondeur qui doit être aussi très bon en couverture de passe. C’est là que Chip Cox a ralenti, même si je sais qu’il est dans une forme impeccable pour un gars de 36 ans. En 2018, il a eu cinq sacs, à égalité avec les meilleurs de l’équipe. Cox est bon quand tout se passe en avant de lui : il est bon pour blitzer, il est bon pour jouer dans la boîte et arrêter le jeu au sol, il est bon pour plaquer et il donne un fier coup de main sur les unités spéciales. C’est quand il est pris en couverture homme-à-homme qu’il se fait exploiter. Il y a une cible sur lui. Chaque fois que l’adversaire sait qu’une couverture homme-à-homme s’en vient, c’est souvent lui qui se fait viser. C’est pour ça qu’il faudra trouver une solution à cette position.

    La dernière chose à surveiller, ce sont les ailiers défensifs. Il faut créer de la profondeur à cette position et trouver la nouvelle génération de chasseurs de quart. On a découvert de bons plaqueurs l’an passé avec Ryan Brown et Woody Baron, de belles trouvailles et presque des coups de cœur. Ils ont été dominants et ont fait de gros jeux toute l’année. Maintenant, il faut trouver des ailiers défensifs pour compléter tout ça. Il y a John Bowman qui ne rajeunit pas à 36 ans, un vétéran qui a les Alouettes tatoués sur le cœur, un gars intelligent qui donne tout. Peut-être qu’il a ralenti mais il peut peut-être compenser avec l’expérience, la lecture du jeu et l’anticipation. En 14 matchs l’an passé, Bowman a obtenu cinq sacs, son plus bas total depuis son entrée dans la LCF en 2006. En 2018, Gabriel Knapton a lui eu quatre sacs en 13 matchs (3 avec les Alouettes, le reste avec les Lions en début de campagne). J’apprécie ses qualités de col bleu : il travaille fort, c’est un bon coéquipier, il se donne à 100 % et je respecte ça, mais ce n’est pas un talent de niveau élite, il n’inquiète pas les adversaires dans la planification de leur plan de match. Il a également ralenti. À ses trois premières saisons, il avait cumulé 29 sacs, soit presque 10 en moyenne. Dans les deux dernières, c’est sept sacs au total. Il faut ajouter de la profondeur et trouver la perle rare, un gars hyper explosif et rapide, et c’est un gros défi.

    On va suivre le camp d’entraînement des Alouettes et espérer que ça va bien se dérouler. Les Moineaux ont besoin de s’améliorer et de régler un paquet d’affaires. Je ne veux pas faire peur à personne, mais regardons le premier tiers du calendrier : deux matchs contre Edmonton, deux contre Hamilton et deux contre Ottawa. Ce n’est pas facile. Ça veut dire qu’après six matchs, ils vont déjà avoir joué quatre de leurs huit matchs de section, et on sait que ce sont des matchs de quatre points. Ça veut aussi dire que 8 des 12 derniers matchs seront face à des équipes de l’Association Ouest, qui est historiquement plus forte que l’Est. Il faut donc connaître un camp productif et jouer du gros football dès les premiers matchs. Avec les dernières saisons, ce n’est pas une équipe qui a beaucoup confiance. Il faut gagner pour avoir plus confiance en soi, pour donner confiance aux partisans et vendre plus de billets. Il faut lancer le message d’entrée de jeu qu’on est une équipe différente et améliorée.

    * Propos recueillis par Audrey Roy

    L’entraînement au poids du corps

    L’entraînement au poids du corps


    On est à la maison, en voyage d’affaires ou en vacances avec la famille, il y a toujours moyen s’entraîner avec notre propre poids corporel. Évidemment, les deux grands avantages sont la facilité et la gratuité! Ils sont réalisables...

    On est à la maison, en voyage d’affaires ou en vacances avec la famille, il y a toujours moyen s’entraîner avec notre propre poids corporel. Évidemment, les deux grands avantages sont la facilité et la gratuité! Ils sont réalisables n’importe où, par n’importe qui et n’importe quand. Pas besoin de s’abonner au gym, il suffit d’avoir la motivation nécessaire et de prendre le temps, peu importe où l’on se trouve, et on peut garder la forme.

     

    Puisqu’on ne veut pas se décourager en commençant, on suggère à un débutant un  programme avec des mouvements adaptés à son niveau. Quelqu’un qui commence avec un entraînement trop difficile augmentera le risque de blessure et ne sera fort probablement pas motiver à poursuivre. Dans n’importe quelle facette de notre vie, il est toujours agréable de constater que l’on progresse. Alors pourquoi ne pas prendre le temps d’y aller graduellement, à notre rythme.

     

    Par contre, puisque les muscles sont les champions de l’adaptation, le corps s’habitue rapidement à un mode d’entraînement et aux même mouvements. On voudra donc, pour maximiser les résultats, modifier régulièrement les intervalles, les intensités, les charges et les répétitions au fil du temps. De cette façon vous aurez assurément des résultats en terme de mise en forme et de tonus musculaire.

     

    Cependant, si vous désirez réaliser des progrès en terme de prise de masse musculaire, il sera important de sortir de sa zone de confort et d’ajouter graduellement des outils qui repoussent vos limites (bandes élastiques, corde à danser, ceintures lestées, poids aux chevilles, ballon, etc.). S’ils sont utilisés correctement ça augmentera définitivement le degré de difficulté de votre entraînement, mais les résultats aussi!

     

    L’entraînement au poids du corps peut être pratiqué seul ou en alternance avec un programme ou un plan de remise en forme. Il peut aussi être varié avec des cours de groupe, des activités de plein air, du CrossFit ou des entraînements HIIT (entraînement par intervalles à haute intensité). Voici d'ailleurs un exemple d’entraînement HIIT à faire à la maison avec le poids du corps, vous en trouverez un exemple ici.

     

    Pour terminer, voici les principaux mouvements utilisés lors des entraînements par poids du corps et leur cible, la vidéo vous montrera comment effectuer quelques-uns de ces mouvements de base.

     

    Bas du corps

    Les squats (statique ou sautés pour les avancés)

    Les fentes (communément appelé lunges) avant et/ou arrière (statiques, en déplacement ou sautés pour les avancés)

    Les fentes de côté (statiques ou en déplacement)

    Les fentes arrière en diagonale

    Superman sur une jambe

      Haut du corps :

    Les pompes

    Les tractions

      Ceinture abdominales :

    La planche et/ou planche latérale

    Les redressements assis

    Les relevés de jambes

      Cardio :

    Saut à l’écart

    Genoux sautés

    Burpees

    Tuck jump

    Les sauts de grenouille

     

    Vous aimez le concept, voici une banque de vidéo d’entraînement à faire avec le poids du corps!

     

    Perron : jamais deux sans trois

    Perron : jamais deux sans trois


    SAINT LOUIS - David Perron et les Blues de Saint Louis font vie commune pour la troisième fois depuis qu’il a fait son entrée dans la LNH en 2007. Et cette fois, ça semble être la bonne.   Après avoir vécu la naissance du hockey...

    SAINT LOUIS - David Perron et les Blues de Saint Louis font vie commune pour la troisième fois depuis qu’il a fait son entrée dans la LNH en 2007. Et cette fois, ça semble être la bonne.

     

    Après avoir vécu la naissance du hockey de la LNH à Las Vegas et s’être rendu en finale de la Coupe Stanley avec les Golden Knights l’an dernier, Perron s’est retrouvé au marché des joueurs autonomes. Ses 16 buts et 66 points accumulés en saison régulière et les neuf points (un but) ajoutés en 15 matchs de séries éliminatoires ne lui ont pas rouvert les portes du vestiaire des Knights.

     

    Sa contribution aux succès de l’équipe qui a pris la planète hockey par surprise a toutefois attiré l’attention de bien des clubs qui l’ont courtisé dans les jours précédents le 1er juillet. Elle a aussi et surtout ravivé l’intérêt des Blues qui lui ont fait de l’œil après l’avoir perdu au repêchage d’expansion.

     

    Malgré le fait qu’il avait été largué tout juste 12 mois plus tôt, Perron a accepté l’offre soumise par Doug Armstrong.

     

    « Ce n’était pas la meilleure offre sur la table, mais c’était l’offre qui était la meilleure pour moi. J’ai toujours aimé Saint Louis. L’équipe comme la ville. Quelques équipes offraient plus d’argent, mais je tenais à obtenir plus de sécurité sur la durée », explique Perron qui a finalement signé un contrat de quatre ans d’une valeur de 16 millions $.

     

    « Lors des négociations, les Blues m’ont aussi indiqué qu’ils regrettaient la décision prise dans le cadre du repêchage d’expansion. Ils se sont excusés en m’assurant que ma contribution avait manqué à l’équipe et que je les aurais aidés à faire les séries », a ajouté Perron.

     

    Malgré une récolte de 94 points, les Bleus ont raté les séries l’an dernier pour la première fois en sept ans.

     

    Choix éclairé

     

    Quand Perron parle de sécurité, il parle surtout du temps nécessaire pour se familiariser avec ses nouveaux coéquipiers.

     

    « Ce n’est pas toujours évident de créer une chimie avec des gars que tu ne connais pas et qui ne jouent pas de la même façon que toi. Quand tu as un contrat d’un, deux ou trois ans, l’échéance vient vite et si tu mets un peu trop de temps à établir de la complicité ça met une pression supplémentaire. Je connaissais déjà les Blues et la philosophie du club. Je connaissais les gars et j’étais convaincu que c’est avec eux que j’avais les meilleures chances de connaître du succès. »

     

    Le Sherbrookois ne s’est pas trompé.

     

    Auteur de deux buts dans le troisième match que les Blues ont perdu aux mains des Sharks de San Jose mercredi, Perron est en finale de l’Ouest pour une deuxième année consécutive. Et il croit dur comme fer aux chances de son équipe de faire contrepoids à la défaite amère encaissée mardi à la suite du but marqué après une passe avec la main que les quatre officiels n’ont pas vue et de se rendre en finale de la Coupe Stanley.

     

    Cartes sur table avec Berube

     

    Le retour des Blues en séries cette saison a auréolé une remontée sensationnelle au classement. Après un début de saison difficile – sept victoires (7-9-3) en 19 matchs – qui a mené au congédiement de Mike Yeo, les Blues ont lentement repris vie sous la direction de Craig Berube qui est passé d’adjoint à entraîneur-chef. Très lentement en fait puisqu’une récolte de seulement dix victoires (10-11-1) lors des 22 premières rencontres dirigées par Berube ont fait glisser les Blues jusqu’au dernier rang du classement général qu’ils occupaient le 3 janvier.

     

    Tout a changé le 10 janvier. Un gain de 4-1 aux dépens du Canadien qui faisait escale à Saint Louis a servi de tremplin à la séquence de 28 gains en 41 matchs (28-8-5) qui a finalement propulsé les Blues jusqu’au deuxième rang de la division Centrale.

     

    Perron a joué un rôle de premier plan dans cette remontée des Blues. Il a connu une séquence de 13 matchs consécutifs avec au moins un point (six buts, dix passes) entre le 22 décembre et le 17 janvier. Une séquence qu’il a prolongée – trois buts, trois passes en quatre parties – lors de son retour au jeu en mars après une absence de 25 rencontres.

     

    Malgré cette blessure, l’ailier droit âgé de 30 ans a marqué 23 buts en saison régulière. Ses 46 points lui ont permis de terminer l’année au 4e rang des marqueurs des Blues.

     

    Cette production et le rôle accru qu’il a obtenu en cours de saison, Perron les doit à une conversation animée qu’il a eue en décembre avec Berube.

     

    « C’était la première fois que je mettais cartes sur table avec un coach comme ça. Je voulais obtenir un plus grand rôle au sein de l’équipe. Je voulais mettre mon expérience au profit de l’équipe. Je ne suis plus l’adolescent qui est arrivé en 2007. Je n’avais pas beaucoup de maturité dans le temps. Et les premières impressions que j’ai laissées m’ont longtemps suivi. On a souvent dit de moi que j’étais incapable de respecter un système et que je ne m’occupais pas assez de l’aspect défensif de mon jeu. Mais j’ai changé au fil des années. Je suis beaucoup plus responsable sur la glace aujourd’hui et je voulais obtenir la chance de le démontrer », explique Perron qui a obtenu gain de cause dans on échange avec son nouveau coach.

     

    Employé au sein de différents trios en début de saison, Perron a obtenu du temps de qualité au sein du top six après son entretien avec Berube. En séries, il évolue au sein d’un deuxième trio piloté par son capitaine Ryan O’Reilly et complété par le jeune Québécois Samuel Blais.

     

    Parcours sinueux

     

    Choix de première ronde des Blues en 2007 (26e sélection), Perron a suivi un parcours sinueux entre ses séjours à Saint Louis.

     

    Échangé aux Oilers d’Edmonton en retour de Magnus Paajarvi et de deux choix au repêchage dont l’un est devenu son coéquipier Ivan Barbashev.

     

    En 116 matchs disputés avec les Oilers (33 buts, 76 points) Perron a été cédé aux Penguins de Pittsburgh en janvier 2015 qui voyaient en Perron un solide complément offensif en vue des séries. L’expérience n’a pas été concluante alors que Perron a été échangé un an plus tard aux Ducks d’Anaheim en retour de Carl Hagelin.

     

    Perron a effectué son premier retour avec les Blues en 2016 à titre de joueur autonome. Et le revoici à Saint Louis cette année après son séjour d’un an à Las Vegas.

     

    « Je suis très heureux d’être ici. Ma femme et moi avons finalement acheté une maison et nous sommes bien installés en banlieue avec nos deux enfants – le couple a un garçon de quatre ans et une fillette de deux ans – et on aime bien la vie ici. C’est une ville tranquille. On est loin de Las Vegas, mais les partisans sont derrière nous et j’apprécie vraiment le rôle qu’on me donne maintenant. Il n’y a plus un seul gars qui était ici lorsque je suis arrivé en 2007, mais le noyau est le même qu’il y a deux ans. On a un très bon groupe de gars. On forme une bonne équipe et on sait qu’on a ce qu’il faut pour aller loin », d’insister Perron.

     

    Il ne reste plus qu’à s’y rendre.

     

    Les Blues sont la seule équipe de la première expansion en 1967 à ne pas encore avoir soulevé la coupe Stanley.

     

    Les Kings de Los Angeles, les Flyers de Philadelphie et les Penguins de Pittsburgh ont tous remporté les grands honneurs. Techniquement, les Seals de la Californie et les North Stars du Minnesota n’ont jamais gagné la coupe. Mais les Seals, devenus les Barons de Cleveland 1976, ont été fusionnés aux North Stars deux ans plus tard et ces deux clubs une fois réunis ont finalement gagné la coupe après le déménagement des North Stars à Dallas où ils sont devenus les Stars.

     

    Germain a appris à choisir ses moments

    Germain a appris à choisir ses moments


    MONTRÉAL – Sans dire que son verdict nul contre Steve Claggett lui a laissé un goût amer dans la bouche, Mathieu Germain a ruminé pendant un petit bout de temps cette tache à son dossier. Le boxeur montréalais s’est cependant...

    MONTRÉAL – Sans dire que son verdict nul contre Steve Claggett lui a laissé un goût amer dans la bouche, Mathieu Germain a ruminé pendant un petit bout de temps cette tache à son dossier.

    Le boxeur montréalais s’est cependant assuré de tirer des leçons de cette mésaventure et c’est avec l’objectif d’enfin percer les classements mondiaux qu’il remontera dans le ring contre Jose Eduardo Lopez Rodriguez, ce soir au Cabaret du Casino de Montréal, en demi-finale du gala d’Eye of the Tiger Management qui mettra en vedette le poids lourd Arslanbek Makhmudov.

    « J’ai été déçu, mais je suis passé par-dessus, a dit Germain (16-0, 8 K.-O.) après avoir respecté la limite de 140 livres à la pesée présentée hier après-midi. C’est un très bon combat d’expérience. J’ai appris et compris des choses. Mais c’est maintenant le temps de passer à autre chose... »

    « Je n’ai pas été déçu de la performance, mais plus du résultat, a continué son entraîneur Mike Moffa. Si Mathieu avait fini le dixième round en force, le combat était à nous. Avec le prochain adversaire, ça va être plus ou moins la même chose. Il faut absolument franchir cette étape. »

    « G-Time » semblait en effet se diriger vers une courte victoire le 26 janvier dernier, sauf que Claggett a connu un dernier round d’enfer pour arracher un verdict nul partagé. À l’opposé, Germain a survécu de peine et misère au dernier et aurait probablement été arrêté si le duel avait été prévu pour 12 rounds. Il est évident que des changements s’imposaient ensuite...

    « Avant, je me comportais comme si je faisais un combat de quatre rounds, a expliqué l’athlète âgé de 29 ans. C’est vraiment juste une question de doser mes énergies et de trouver les bons moments pour exploser. Mais il n’est pas question que je change mon étiquette de boxeur qui lancer beaucoup de coups. C’est juste qu’il ne faut pas y aller à fond de train tout le temps. »

    « Je pense que ç’a donné à Mathieu la motivation de travailler encore plus fort, a analysé le promoteur Camille Estephan. Le boxeur qu’il affronte [ce soir], Mike l’avait déjà refusé dans le passé. L’équipe prend donc un risque pour prouver que Mathieu s’est amélioré après Claggett. »

    Germain effectuera la troisième défense de son titre nord-américain des super-légers de l’IBF et son équipe a bon espoir qu’un gain sur Lopez Rodriguez (29-6-2, 15 K.-O.) lui permettra enfin de se hisser dans le top-15 de l’organisation. Estephan juge que son boxeur pourrait ensuite être appelé à tout moment par le champion, puisqu’il ne représente pas un grand risque sur papier.

    Mais il serait imprudent de regarder Lopez Rodriguez de trop haut, étant que le Mexicain a déjà arraché des rounds aux anciens champions du monde Viktor Postol et Humberto Soto au début de la décennie. À noter qu’il a gagné ses trois derniers chocs par décision majoritaire des juges.

    Enfin des rounds pour Makhmudov?

    En finale, Makhmudov (7-0, 7 K.-O.) aura l’occasion de mettre la main sur une première ceinture mineure – continentale des Amériques du WBC –, alors qu’il croisera le fer avec Jonathan Rice.

    Mais peut-être plus important encore, Makhmudov sera en quête de rounds, lui qui a été limité à huit en sept sorties en carrière. Rice (10-3-1, 6 K.-O.) n’a jamais été arrêté avant la limite, mais très peu d’observateurs s’attendent à ce qu’il résiste aux coups du Montréalais d’origine russe.

    « Rice a vraiment l’air en bonne forme, mieux qu’à ses derniers combats, mais je ne crois pas qu’il appartient à la même ligue qu’Arslanbek, a prédit Estephan. Si Arslanbek est capable de le dominer, ça va envoyer un message très fort et il pourrait se retrouver très près du top-15. »

    « Cette ceinture est vraiment importante pour moi et ma famille, a conclu Makhmudov. Je n’ai pas l’intention de m’éterniser dans le ring, mais je suis prêt à tout pour repartir avec le titre. »

    Sept autres combats seront à l’affiche à compter de 19 h et mettront notamment en vedette Batyr Jukembayev (15-0, 12 K.-O.), Arutyun Avetisyan (12-0, 7 K.-O.), Clovis Drolet (9-0, 5 K.-O.), Kim Clavel (7-0, 2 K.-O.), Raphaël Courchesne (5-0, 2 K.-O.), Lexson Mathieu (2-0, 2 K.-O.) ainsi que la recrue Andrei Efremenko, qui effectuera ses débuts attendus chez les professionnels.

    Wilder souffre d'un complexe de supériorité

    Wilder souffre d'un complexe de supériorité


    Deontay Wilder se croit le plus grand, le plus intelligent, le plus puissant, le plus beau, bref, il n’y a rien de mieux que lui au monde. Samedi soir, il va massacrer Dominic Breazeale et conserver son titre WBC des poids lourds. Si...

    Deontay Wilder se croit le plus grand, le plus intelligent, le plus puissant, le plus beau, bref, il n’y a rien de mieux que lui au monde.

    Samedi soir, il va massacrer Dominic Breazeale et conserver son titre WBC des poids lourds.

    Si je me fie aux explications du docteur Frédéric Fanget, écrivain, psychiatre et psychothérapeute, Deontay Wilder souffre du complexe de supériorité.

    L’explication du docteur Fanget est : «  Attitude prétentieuse, moqueuse, étalage du Moi... Ceux qui en sont atteints s’aiment, s’admirent et méprisent les autres, jugés inférieurs. »  C’est le portrait tout craché du champion WBC des poids lourds actuels.

    Wilder a tous ces défauts.  Il n’est pas plus grand que Muhammad Ali, pas plus intelligent qu’Evander Holyfield, pas plus puissant que Mike Tyson et certes pas plus beau que le père de Laila Ali.

    « S’il meurt... il mourra  »

    Encore une fois mercredi dernier, Wilder a déclaré publiquement que ça ne le dérangerait pas du tout s’il tuait son adversaire sur le ring, samedi soir. « Je vais le massacrer, s’est-il écrié. Il est comme une mouche qui vole près de mon oreille. Je vais le détruire comme personne n’a vu cela auparavant  sur un ring... »

    Ces confrontations et ces déclarations donnent des chaleurs et je n’embarque pas, car la plupart du temps, le scénario  est arrangé d’avance,  mais cette fois, c’est pour vrai. Les deux hommes se détestent.

    Au reporter du journal USA Today, il a lancé en parlant de Breazeale : « S’il meurt, il mourra; c’est la boxe que nous pratiquons. Ce n’est pas un sport de gentleman. Nous sommes des gladiateurs. J’ai le pouvoir.. Tout pourrait arriver. Et je n’aurais pas de peine pour lui s’il rendait l’âme. »

    Je sais que la boxe est un sport violent. Certains vont même jusqu’à dire qu’elle est barbare. Pourtant, après chaque combat la plupart des rivaux se donnent l’accolade.  

    Wilder va-t-il serrer la main de Breazeale après le match? Qu’il gagne ou qu’il perde, il devrait être assez gentleman pour faire la paix, même si la guerre entre lui et son rival remonte à une vieille histoire de confrontation entre son frère Marcello et lui face à Breazeale dans un hôtel de Birmingham, en Alabama. Ça se passait en 2017. Il me semble qu’on a eu le temps de faire la paix.

    Numéro deux après Joshua

    Deontay Wilder (40-0-1, 39 K.-O.) est un bon boxeur, meilleur que la moyenne et certes le plus talentueux des boxeurs américains. Sa fiche parle par elle-même. Mais tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas affronté Anthony Joshua, il sera toujours deuxième violon.

    Son rival ce samedi est un journalier du nom de Dominic Breazeale  (20-1, 18 K.-O.). Selon BoxRec, il vient au quatrième rang des meilleurs poids lourds au monde, derrière Dillian Whyte, Tyson Fury et Luis Ortiz.

    Breazeale a gagné ses trois derniers combats par K.-O. Ses trois derniers rivaux totalisaient une fiche combinée de 65-5, 50 K.-O.  

    Ce qu’il faut comparer, c’est le temps que prendra Wilder pour venir à bout de Breazeale. En 2016, Joshua l’avait vaincu par TKO au septième engagement, alors qu’il s’est retrouvé deux fois au tapis avant que l’arbitre mette un terme au duel.

    Si vous en avez le temps, vous pouvez toujours visionner ce match sur YouTube et scorer vous-même ce duel. Personnellement, je n’ai pas donné un seul round à Breazeale.

    40e mise hors de combat

    Si jamais Wilder parvient à passer le K.-O. à son rival, ce sera sa 40e mise hors de combat en carrière. Il viendra donc au seizième rang des meilleurs cogneurs chez les poids lourds, sur un pied d’égalité avec Michael Moorer et Vitali Klitschko. Si jamais il veut rejoindre Mike Tyson, il lui faudra ajouter quatre K.-O. à sa liste, ce qui lui en vaudrait 44 et le 11e rang des assommeurs publics.

    La question qu’on se pose est toujours la même. Qui est le meilleur : Joshua ou bien Wilder? Personnellement, j’opte pour Joshua. Il possède un bon bagage amateur, une médaille d’or olympique et il est quatre ans plus jeune que le monarque américain.

    Il avait 26 ans et en était à son 17e combat chez les pros quand Joshua a éclipsé Breazeale, sur Andy Ruiz, le 1er juin prochain, il n’aura pas de difficulté à devenir un des préférés de la foule américaine.

    Lors de son dernier combat contre Tyson Fury, au Staples Center de Los Angeles, Wilder a attiré 325 000 amateurs à la télé payante via Showtime. Ce n’est pas vilain, mais dites à celui qui se prend pour Monsieur Boxe que le gala Errol Spence fils c. Mikey Garcia avait fait mieux avec 360 000 acheteurs.

    Peu respecté

    Si seulement Wilder se fermait le clapet, il serait beaucoup plus respecté par la foule. Il a ses admirateurs, mais sa popularité ne se compare pas à celle des Joe Louis, Rocky Marciano, Muhammad Ali, George Foreman, Joe Frazier, Larry Holmes, Lennox Lewis, et Jack Dempsey et non plus à celle du roi de l’Europe, Anthony Joshua. D’ailleurs, je ne crois pas qu’il aurait pu ne vaincre aucun de ces ex-champions car il est un boxeur tout en attaque et sans trop de défense. Par contre, il possède un menton respectable. Un bon boxeur pourrait le vaincre, mais malheureusement ce boxeur n’est pas Dominic Breazeale.

    Histoire drôle

    Le plus drôle dans tout cela, c’est que la Commission de boxe de la Californie vient de condamner le poids lourd Kubrat Pulev à 2500 $ d’amende pour avoir embrassé une journaliste sur la bouche à la suite de sa victoire sur Bogdan Dinu, en mars dernier.

    Il lui faudra faire une nouvelle demande de permis en juillet prochain. D’ici là, il ne peut se battre où que ce soit aux États-Unis.

    Durant ce temps, Wilder fait des menaces de mort et personne ne dit rien. C’est la boxe à l’envers.

    Prédiction : Wilder par K.-O. avant le 5e round

    Un cadeau de la WBO

    Après cinq mois d’absence, le tombeur de David Lemieux, Billy Joe Saunders (27-0, 13 K.-O.), est de retour sur le ring et en dépit de tous ses problèmes et de sa  suspension que la WBO a annulée il combattra pour le titre intérimaire des super-moyens de la WBO et il ne devrait pas avoir de difficulté à vaincre son opposant, un Serbe du nom de Shefat Isufi (27-3-2, 20 K.-O.).

    Pourquoi Isufi? Seule, la WBO le sait. C’est un boxeur bien ordinaire qui officiait il n’y a pas si longtemps chez les mi-lourds. Aujourd’hui, il se retrouve au premier rang de la WBO, mais seulement en 48e place, des meilleurs super-moyens au monde selon BoxRec.

    C’est vrai qu’Isufi a battu ses dix derniers rivaux, mais ils étaient tous des boxeurs de deuxième ordre.

    Le match aura lieu en Angleterre et Saunders deviendra champion  intérimaire sans trop de difficulté.

    Prédiction : Saunders par décision 12 rounds

    Makhmudov  au casino

    Arslanbek Makhmudov sera de retour vendredi soir au Casino de Montréal dans un match ou le titre WBC Continental des Amériques sera en jeu contre l’Américain Jonathan Rice.

    Rice n’est peut-être pas du même niveau que Deontay Wilder, mais il a tout de même 53 rounds de boxe professionnelle dans le corps.  C’est déjà 45 rounds de plus que Mkhmudov qu’on appelle chez nous, le LION.

    Autre fait chez Rice., il n’a jamais été émis hors de combat en 14 matchs et il n’a jamais dépassé plus de six rounds dans un duel..

    Il a gagné ses trois derniers matchs dont un en septembre 2018 contre un certain Terrell Jamal  Woods (18-42-7).

    Cette fois, le match sera de dix assauts, ce qui pourrait s’avérer un peu long pour Makhmudov, qui n’a jamais  vu un rival rester debout devant lui plus de deux rounds. Son plus long combat a été un K.-O. en deux rounds dans un match de 4 assauts contre un certain Emilio Ezequiel Zarate, en octobre 2018.

    Chose certaine, on pourra évaluer la puissance de ses coups contre un rival qui n’a jamais perdu par K.-O., surtout que le ring du Casino de Montréal est une petite arène qui fait les délices des plus puissants cogneurs.

    Makhmudov sera la tête d’affiche d’un gala mettant en vedette Mathieu Germain (16-0-1, 8 K.-O.) Batyrzhan Jukembayev (15-0, 12 K.-O.), Arutyun Avetisyan (12-0, 7 K.-O.), Clovis Drolet (9-0, 5 K.-O.) et Kim Clavel (7-0, 2 K.-O.).

    Prédiction : Makhmudov par K.-O. au 3e round

    Bonne boxe!

    Une conquête ternie pour les Sharks?

    Une conquête ternie pour les Sharks?


    ST LOUIS - Les Sharks de San Jose sont à deux victoires d’une présence en finale de la Coupe Stanley.   Une présence qui pourrait être entachée par des erreurs flagrantes des officiels. Des erreurs qui leur ont permis d’éliminer...

    ST LOUIS - Les Sharks de San Jose sont à deux victoires d’une présence en finale de la Coupe Stanley.

     

    Une présence qui pourrait être entachée par des erreurs flagrantes des officiels. Des erreurs qui leur ont permis d’éliminer les Golden Knights en prolongation lors du septième match de la série contre Las Vegas et de prendre les devants 2-1, mercredi, dans la finale de l’Ouest les opposant aux Blues de St Louis.

     

    S’il fallait qu’en plus les Sharks soulèvent la coupe Stanley, cette première conquête de la franchise serait ternie par les erreurs qui ont joué en leur faveur. Pis encore, au lieu de possiblement annoncer une retraite bien méritée sur la plus haute note qui soit, la première conquête de la coupe Stanley de Joe Thornton serait associée à une bien fausse note.

     

    « Ces conclusions sont complètement ridicules. C’est une insulte qui me heurte et c’est surtout un manque de respect flagrant à l’endroit de notre organisation de prétendre que nous sommes chanceux d’être où nous sommes présentement », a lancé l’entraîneur-chef Peter DeBoer à qui on a demandé s’il se considère chanceux d’être si près de la finale de la coupe Stanley en raison des décisions erronées qui ont favorisé son club.

     

    L’entraîneur-chef des Sharks n’en revient pas de voir que les performances de son équipe soient ainsi diminuées après 17 matchs de séries.

     

    « Regardez notre parcours. Nous avons disputé quatre ou cinq matchs alors que nous faisions face à l’élimination contre Las Vegas en première ronde et contre Colorado en deuxième. C’est 12 à 15 périodes de hockey que nous avons disputées sous haute pression. Nous avons trouvé une façon de traverser ces situations. Des décisions ont été rendues par les arbitres. Certaines nous ont favorisés, c’est vrai. Mais d’autres non. C’est vraiment ridicule de mettre de côté tout ce que nous avons accompli en s’attardant aux décisions qui nous ont favorisées. »

     

    Meier : du bout des lèvres

     

    Coupable de la passe avec la main qui a mené au but gagnant marqué par Erik Karlsson en début de prolongation mercredi, Timo Meier a commenté du bout des lèvres le jeu litigieux.

     

    « Tout est allé très vite. J’ai été victime d’un double-échec et je me suis retrouvé sur la patinoire. La rondelle a bondi sur moi et je suis allé célébrer le but sans trop comprendre ce qui s’était passé », a expliqué Meier qui s’est bien gardé de confirmer avoir effectué une passe avec la main, se contentant plutôt de parler d’une erreur. Sans préciser qu’elle était venue de lui ou des arbitres.

     

    Remarquez qu’elle est venue des deux camps!

     

    En plus de Meier qui a parlé d’erreurs, le capitaine Joe Pavelski de même que Logan Couture ont convenu, après la victoire de mercredi et encore jeudi, que les Sharks ont profité d’une chance dans leur victoire de 5-4 dans le troisième match.

     

    « Ces décisions font partie du sport. Nous sommes les meilleurs joueurs de hockey au monde et nous commettons des erreurs. Nos officiels sont les meilleurs au monde et il leur arrive aussi de commettre des erreurs », a lancé Pavelski qui ne voit pas comment il est possible d’éviter ce genre de décisions controversées.

     

    « Il est impossible d’éliminer le facteur humain du sport. Si on le faisait, cela dénaturerait le sport. Il ne faut pas oublier que nous aussi avons encaissé des décisions défavorables », a conclu Pavelski qui a été au centre de la première polémique puisque c’est à ses dépens que Cody Eakin, des Golden Knights, a écopé une pénalité majeure en raison de la chute qui a laissé le capitaine des Sharks inconscient sur la patinoire en troisième période du match décision contre Vegas. Une pénalité majeure qui a ouvert la porte à quatre buts sans riposte des Sharks alors que le geste de Eakin aurait dû lui valoir une pénalité mineure. Tout au plus.

     

    Après avoir balayé une question que je lui ai posée quant aux moyens à prendre pour enrayer les décisions litigieuses qui minent la LNH – et les performances de son équipe – depuis le début des séries, Peter DeBoer est revenu sur le sujet jeudi.

     

    « J’ai lu les commentaires de Rod Brind’Amour – l’entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline – ce matin et je partage son avis. Tout se passe tellement vite sur la patinoire, il y a tellement de mouvements qu’il est bien trop facile pour les amateurs, pour vous les journalistes ou pour n’importe qui de simplement blâmer les arbitres », a indiqué DeBoer qui ne voulait toutefois pas s’avancer sur les moyens à prendre pour aider la cause des officiels.

     

    « Ce sont des décisions qui reviennent à la Ligue et aux directeurs généraux. Je ne suis qu’un coach. Je compose avec mes réalités. On pourra s’en reparler au cours de l’été une fois la saison terminée. Mais pour l’instant, je concentre toute mon attention et toutes mes énergies sur les moyens à prendre pour guider mon équipe vers la victoire. »

     

    Jones dans l’ombre de la passe avec la main

     

    Auteur du but qui a permis de niveler les chances avec une minute à faire en troisième, Logan Couture tenait à mettre en évidence la performance de son gardien Martin Jones qui s’est perdue dans l’ombre provoquée par la passe avec la main ratée en prolongation.

     

    « Nous avons profité d’une chance sur le but gagnant, mais notre gardien a joué un rôle tout aussi important dans la victoire en effectuant des arrêts sensationnels en troisième période pour nous garder dans le match. Les Blues ont été meilleurs que nous lors du dernier match, mais nous avons trouvé une façon de gagner », a insisté celui qui domine la LNH avec 14 buts depuis le début des séries et dont le nom flirte avec celui des Alex Ovechkin et autres Sidney Crosby à titre de meilleurs joueurs de la LNH en séries depuis 2010.

     

    Un honneur que Couture refuse de célébrer. Du moins pour l’instant. « Ces gars-là ont gagné – la coupe – pas moi », a simplement répété la pierre d’assise des Sharks ce printemps comme il le fait chaque fois que cette association lui est proposée lors de mêlées de presse.

     

    Jones mérite pleinement les accolades de Couture et de ses coéquipiers. Car après avoir accordé quatre buts sur 13 tirs en deuxième période, il s’est grandement repris au dernier tiers en stoppant les 12 tirs des Blues. Il s’est même permis des vols aux dépens de David Perron et Brayden Schenn alors que plusieurs observateurs croyaient qu’il suivrait la troisième période du banc.

     

    Une décision que Peter DeBoer s’est bien gardé de prendre au cours du deuxième entracte alors qu’il ne s’était pas gêné de le faire dans le cadre des matchs deux et quatre de la série opposant les Sharks aux Golden Knights en première ronde.

     

    « Martin a accordé quatre buts, c’est vrai. Mais quand on analyse ces buts, on se rend compte qu’il a été victime de deux déviations en défensive qui ont nui à son travail et de deux tirs de grande qualité. Il n’était pas en cause sur ces buts et il nous a donné les arrêts dont nous avions besoin en troisième », a insisté l’entraîneur-chef qui a eu la main heureuse en gardant son vétéran devant la cage des Sharks.

     

    Tourner la page... vraiment?

     

    Bien que secoués par la décision qui leur a coûté le match, mercredi, les Blues assuraient avoir tourné la page jeudi alors qu’ils se sont regroupés au Enterprise Center.

     

    « C’est difficile de mettre cette décision derrière nous. C’est un test. C’est un jeu difficile à oublier. Une décision difficile à encaisser. Mais c’est ce que nous devons faire. Nous avons été testés de bien des façons tout au long de la saison et avons toujours trouvé une façon de surmonter ces situations. Nous devrons le faire encore demain dans le cadre d’un match crucial qu’on aura la chance de disputer devant nos partisans. Nous avons été bons hier (mercredi) nous devrons être meilleurs demain (jeudi). Pour y arriver, nous devrons travailler très fort avec la rondelle et travailler plus fort encore pour aller la récupérer », a indiqué l’entraîneur-chef par intérim Craig Berube.

     

    Le coach des Blues n’avait pas obtenu de message, voire d’excuse de la Ligue au lendemain de la décision qui a coulé son club.

     

    « Je ne parle pas à la Ligue. C’est mon directeur général (Doug Armstrong) qui le fait. De toute façon, il n’y a vraiment plus rien à dire sur le sujet. On avait l’avance en troisième. On a eu des occasions pour accroître cette avance et gagner le match, mais nous ne l’avons pas fait. Quand tu marques quatre buts dans un match de séries, tu devrais gagner. »

     

    En bref

     

    Après une sortie difficile lors de la deuxième rencontre de la finale de l’Ouest et une séquence de huit matchs au cours de laquelle il n’avait récolté qu’une passe et maintenu un différentiel de moins9, Joe Thornton s’est éclaté mercredi avec ses deux buts et trois points. À sa 21e saison dans la LNH et dans le cadre de son 176e match de séries, Jumbo est devenu le joueur le plus âgé de l’histoire à inscrire deux buts dans un match éliminatoire. Il a devancé Jeremy Roenick...

     

    À 39 ans en 317 jours, Thornton est aussi devenu le septième joueur le plus âgé de l’histoire à récolter trois points dans un match de séries...

     

    Mark Recchi est le plus âgé de ce groupe select alors qu’il avait 43 ans et 132 jours lorsqu’il a récolté ses trois points dans le sixième match de la finale de la Coupe Stanley en 2011. Finale que Recchi et les Bruins ont finalement gagnée aux dépens des Canucks de Vancouver. Igor Larionov, Daniel Alfredsson, Chris Chelios, Jaromir Jagr et Nicklas Lidstrom se glissent entre Recchi et Thornton...

     

    Samuel Blais qui a servi une mise en échec solide et un brin dangereuse à Justin Braun en troisième période mercredi n’aura pas à s’expliquer avec la LNH. La mise en échec était un peu haute et plusieurs croyaient que la tête avait été le premier et principal point de contact, mais comme les arbitres sur la patinoire, les responsables de la sécurité des joueurs ont passé l’éponge. Remarquez qu’après la décision erronée qui a coûté le match aux Blues, une suspension à l’endroit de Blais aurait représenté une surenchère exagérée contre St Louis...

     

    Carl Gunnarsson, qui a disputé neuf matchs depuis le début des séries, pourrait être appelé en relève jeudi...
    Le Kenya a fait basculer les visions de Perry Mackinnon !

    Le Kenya a fait basculer les visions de Perry Mackinnon !


    Visiblement secoué par son passage au Kenya, Perry Mackinnon ne fait pas ses 21 ans. Né à Coaticook en Estrie, des expériences traumatisantes traversent encore son esprit quelques semaines après son retour au Québec. Son attitude diffère....

    Visiblement secoué par son passage au Kenya, Perry Mackinnon ne fait pas ses 21 ans. Né à Coaticook en Estrie, des expériences traumatisantes traversent encore son esprit quelques semaines après son retour au Québec. Son attitude diffère. On dirait un homme dans la cinquantaine qui répond à mes questions !

    Nous nous retrouvons dans un petit café bilingue de Sherbrooke. Il retire son chapeau de style dès qu’il m’aperçoit. Pondéré, on sent un calme rarissime pour un gars de son âge. D’origine écossaise, il nage en pleine année sabbatique, entre le cégep et l’université où à l’automne prochain, il entreprendra des études en science de la nature dans le but d’approfondir ses connaissances en agroéconomie, particulièrement les finances de l’agriculture.

    Car cette fusée sur deux pattes a grandi sur la ferme laitière de ses parents, loin de tout, entouré des prés, où huit générations familiales se sont succédé. « Mes parents et mon oncle possèdent deux fermes. J’y ai travaillé, apporter mon aide et grâce à cette contribution, je suis la personne qui se présente devant toi aujourd’hui. J’y ai appris à trimer dur et j’en ai retiré plusieurs leçons. Jeune, je prenais des décisions et j’ai rapidement gagné en maturité et en responsabilités.» Effectivement, on le sent fier de ce vécu.

    Une famille dont les liens sont tissés serrés. Il se souvient des beaux moments passés avec ses sœurs Rose-Marie, 23 ans et Julia, 25 ans ainsi que ses quatre cousines durant sa jeunesse avec des promenades à chevaux, en 4 roues, la liberté d’entreprendre des projets à risque, à découvrir sa zone de confort et ainsi à prévenir les dangers. « En ville, les jeunes sont protégés de tout. »

    Omniprésente durant son adolescence, la course à pied s’installe tranquillement dans sa vie. Il gagne continuellement au primaire et au secondaire. « Ces résultats me fournissaient un sens de l’accomplissement.» Il décide de joindre les rangs du club d’athlétisme de Sherbrooke et fait la connaissance de son coach, Jean-Pierre Lemelin qui le dirige toujours aujourd’hui. « On parle d’une personne qui considère l’âge de ses athlètes, réaliste dans ses entraînements et qui conjugue habilement avec les contretemps de la vie. Je possède une belle complicité avec lui ».

    Toutefois, il doit faire un choix déchirant. Il délaisse son club de hockey au moment où on décide de le nommer capitaine. « J’avoue que cette étape fut très pénible. » La même année, il réalise qu’il a fait le bon choix puisqu’il signe deux championnats provinciaux et termine 2e au canadien en 2017 avec 24 minutes sur un 8km !

    L’an dernier fut une saison tranquille avec un 2e rang derrière François Jarry au parc Lafontaine.

    Le ralentissement des travaux à la ferme durant l’hiver combiné à un plongeon dans la classe sénior en course à pied l’incite à prendre une décision qui changera radicalement sa vie sur plusieurs facettes. Le 6 janvier dernier, il part pour la ville d’Iten au Kenya, la forteresse des élites de ce pays, la terre des coureurs de fond. Il tient à préciser que cette décision venait de son propre chef.

    Un lien d’amitié avec le Rwandais Yves Sikubwabo lui facilite la tâche et il part le rejoindre. « J’ai grandi beaucoup lors de ce périple de trois mois, tant au niveau personnel qu’athlétique. La pauvreté incroyable, un niveau social différent, une vie simpliste ont fait basculer mes visions. Obtenir de l’eau par gravité, un manque d’électricité régulier, aucun frigo, se laver les mains dans un seau, faire la cuisine sur du propane, laver mon linge manuellement, voir les moutons qui accouchent sur le bord de la route, les batailles de chiens qui errent un peu partout dans la ville, les vaches qui se promènent ici et là, tu dois bénéficier d’un solide système humanitaire », raconte-t-il.

    Là-bas, la loi de la survie prévaut, tant chez les animaux que les humains. Que dire maintenant de l’entraînement. Épouvantable.

    « Je peux t’affirmer qu’au Québec, on s’entraîne comme des touristes comparativement à eux. Ils ne font que ça. J’ai perdu 10lb et j’étais déjà très en forme à mon arrivée. Je te le dis, si on s’entraînait comme eux, nous deviendrions aussi bons.»

    Extrêmement religieux, les Kenyans transposent leur croyance sur la course à pied et il en est ainsi avec la nourriture et d’autres facettes de la vie, ce qui aux dires de Perry, entraîne un effet placebo. « Ils ressentent le besoin de croire à quelque chose. La course à pied, c’est mental et eux, ils sont dédiés à ce sport. Avec 5,000$, je peux facilement vivre durant un an là-bas. Alors, on y retrouve plusieurs agents qui proviennent d’un peu partout dans le monde et qui cherchent la perle rare.»

    À chaque jour, vers 4h30 le matin, Perry prenait une gorgée d’eau et partait pour un entraînement d’une dizaine de kilomètres sur des chemins cahoteux, accidentés, sous la chaleur et à des vitesses vertigineuses qui se situaient autour des trois minutes du kilomètre. Et la journée ne faisait que débuter ! « J’étais littéralement vidé au terme de chacune d’elle ! » Mais quelle progression il a fait ! À son retour, il l’a réalisé en entraînement en affichant des temps de 3m10, 3m15 du kilomètre ! « Je me sentais à l’aise et capable de pousser davantage ».

    « Au Québec, on possède tous les outils pour être heureux et au Kenya, ils sont heureux avec rien. Ici, nous pensons à ce que l’on ne possède pas tandis qu’eux, ils pensent à ce qu’ils ont. J’ai quitté le Kenya avec une grande réflexion en tête à savoir ce que je ferai dans ma vie. La vie simpliste que me procure la ferme m’invite à la rejoindre. Je veux transmettre ces valeurs à mes enfants. Cette expérience au Kenya fut plus profitable que je l’imaginais à l’origine. »

    Pourrait-il y retourner éventuellement ? Perry ne ferme pas la porte. L’idée de devenir coureur professionnel a traversé son esprit mais ses valeurs humaines risquent fortement d’influencer ses prochaines décisions.  Assurément, il améliorera ses temps au cours des prochains mois ce qui devrait faire écarquiller les yeux à plusieurs.

    Éventuellement, il veut se diriger vers les longues distances, délaisser la piste et se retrouver sur la route pour finalement contrôler le marathon. À 21 ans, avec le bagage et le sérieux dont il dispose, les différentes avenues s’offrent captivantes. Il devra faire des choix. Assurément, il tranchera pour y retrouver le vrai bonheur.

    D’ailleurs, il m’a semblé en réflexions durant toute notre conversation. J’ai senti qu’il disposait déjà de certaines idées derrière la tête !

     

     

     

    Le temps de miser sur les Raptors

    Le temps de miser sur les Raptors


    Les finales d’associations sont bien entamées dans la LNH et la NBA, et c’est de basketball que j’ai envie de vous parler dans cette chronique! Au moment d’écrire ces lignes, les Warriors mènent 1-0 dans l’Ouest contre les Trail...

    Les finales d’associations sont bien entamées dans la LNH et la NBA, et c’est de basketball que j’ai envie de vous parler dans cette chronique! Au moment d’écrire ces lignes, les Warriors mènent 1-0 dans l’Ouest contre les Trail Blazers, et dans l’Est, les Bucks ont remporté le premier match contre les Raptors.

    Certes, Portland et Toronto tirent de l’arrière, mais c’est loin d’être terminé! En séries 2019 seulement, cinq équipes ont perdu le premier match pour ensuite accéder au tour suivant, dont les Raptors et les Trail Blazers!

    On ne se fera pas de cachette, il sera extrêmement difficile pour les Trail Blazers de battre les Warriors quatre fois lors des six prochains matchs. C’est arrivé seulement deux fois au cours de la saison que les doubles champions en titre de la NBA se soient inclinés quatre fois dans une si courte période. C’est faisable, mais j’en doute… surtout si les Dubs retrouvent Kevin Durant à un certain moment dans la série. Je pense que les Warriors vont l’emporter en cinq, ou six matchs.

    Alors, parlons de l’Est. Les Bucks ont orchestré une remontée au quatrième quart pour enlever le premier match face aux Raptors 108-100. La meilleure équipe de la NBA cette saison signe ainsi une neuvième victoire en dix matchs en séries cette saison. Pour battre les Bucks quatre fois au cours des 11 prochains jours, les Raptors devront être exceptionnels. Ce sera très difficile, mais est-ce possible? OUI PAPA!

    C’est donc le temps d’aller jeter un coup d’oeil aux offres de paris sur la finale de l’Est. Une victoire des Raptors en six ou sept matchs vous rapporterait au moins neuf fois votre mise! Pour espérer accéder à la première finale de la NBA de son histoire, Toronto devra cependant remporter le deuxième match à Milwaukee, vendredi. Sans quoi, il relèvera du miracle de voir les Raptors se battre contre les Warriors pour le Larry O’Brien.

    Pendant qu’on y est…

    En plus des séries, Mise-O-Jeu vous offre quelques possibilités de paris sur le repêchage de la NBA! Maintenant que l’ordre de sélection est connu pour les équipes qui n’ont pas participé aux séries, les choses se précisent tranquillement. Les Pelicans ont remporté le derby Zion Williamson, devant les Grizzlies. Les Knicks, grands perdants de la loterie, repêcheront troisièmes, tout juste devant les Lakers qui ont fait un bond de sept places!

    Vous pouvez tenter de prévoir le rang de sélection de plusieurs joueurs, mais celui qui m’intéresse aujourd’hui, c’est le Montréalais des Sun Devils d’Arizona State, Luguentz Dort! À quel rang sera repêché le Québécois? La coupure est établie à 30,5 alors la question est aussi simple que : sera-t-il choisi en première ronde? Je pense que oui! On peut s’attendre à voir Dort être appelé par une équipe dans le troisième tiers du premier tour, entre les positions 20 et 30!

    Cette offre en pari simple pourrait vous rapporter près de deux fois votre mise!

    Quelques combats à surveiller

    Plusieurs combats retiennent mon attention en fin de semaine, mais avant de vous parler de boxe, on fait un tour du côté de l’UFC, où Charles Jourdain effectuera ses premiers pas dans l’organisation à Rochester dans l’État de New York. Le double champion TKO affrontera l’Américain Desmond Green, qui possède une fiche de 3-3 à l’UFC.

    On va se le dire, tout joue contre Jourdain dans ce combat. Il a eu seulement trois semaines pour se préparer, il se bat dans une catégorie de poids qui n’est pas la sienne et il affronte un ancien lutteur de première division collégiale américain, alors qu’il n’est pas un spécialiste au sol.

    Toutefois, c’est ce qui fait le charme de ce sport : un coup de poing (ou de pied) peut tout changer! La cote est tout simplement trop intéressante pour passer à côté. Une simple victoire du Québécois vous rapporterait près de cinq fois votre mise!

    N’oubliez pas que vous pourrez voir les débuts de Jourdain et tous les combats de la carte UFC Rochester sur les ondes de RDS2 samedi soir à compter de 18 heures!

    Et pour ne rien manquer de l’actualité dans le merveilleux monde des arts martiaux mixtes, je vous invite à consulter le balado Dans la cage avec mes collègues Benoit Beaudoin et Patrick Côté. Sur le RDS.ca et partout où vous consommez vos balados!

    À la boxe maintenant, Deontay Wilder (40-0-1, 39 K.-O.) remontera dans le ring en fin de semaine pour la première fois depuis le combat nul qu’il a livré à Tyson Fury, en décembre. Le monstrueux champion WBC des poids lourds mettra sa couronne en jeu pour la neuvième fois face à l’Américain Dominic Beazeadale, classé quatrième aspirant. Celui que l’on surnomme « Trouble » en sera à son deuxième combat de championnat. L’autre, c’était contre Anthony Joshua à l’été 2016. Il avait subi la seule défaite de sa carrière aux mains du champion unifié, qui l’avait arrêté au septième engagement.

    Je pense que Beazeadale encaissera une autre solide défaite samedi soir. Après tout, un seul homme a résisté à la puissance du Bronze Bomber depuis le début de sa carrière*, c’est Tyson Fury (de peine et de misère). Je vous recommande donc d’y aller avec l’un des meilleurs cogneurs de toute la boxe et de miser sur une victoire de Wilder par K.-O. ou K.-O. technique (1,25) avant le huitième round. Votre option la plus payante (6,00) serait dans les rounds 1 à 3, mais à partir du quatrième, c’est plus réaliste (3,50).

    *Bermane Stiverne a également fait la limite avec Wilder en janvier 2015, mais il avait été mis K.-O. dans la revanche près de trois ans plus tard.

    Chez nous, maintenant, Eye of the Tiger Management tiendra un gala au Casino de Montréal, vendredi, avec Arslanbek Makhmudov (7-0-0, 7 K.-O.) et Mathieu Germain (16-0-1, 8 K.-O.) en têtes d’affiche. Le premier tentera de mettre la main sur le titre vacant WBC Continental des poids lourds face à l’Américain Jonathan Rice (10-3-1, 6 K.-O.) alors que le deuxième tentera de défendre sa couronne nord-américaine de l’IBF des super-légers contre le Mexicain Jose Eduardo Lopez Rodriguez (29-6-2, 15 K.-O.).

    D’abord, Makhmudov devrait l’emporter par K.-O. ou K.-O. technique (1,10) assez rapidement dans le combat. Un seul de ses huit adversaires professionnels a réussi à entendre la cloche annonçant le deuxième round!

    De son côté, je pense que Mathieu Germain sera également victorieux, mais par décision (1,50). Germain n’est pas connu pour sa force de frappe, mais il devrait être en mesure de dominer un adversaire de la trempe de Lopez Rodriguez. Ce dernier n’a d’ailleurs jamais remporté de combat à l’extérieur de son pays natal.

    Pour plus de détails sur les combats de la carte EOTTM au Casino et toute l’actualité de la boxe, les amis Francis Paquin et Adrien Meure vous donnent rendez-vous au balado Le Compte de 8.

    Là-dessus, je vous invite à vous rendre sur le miseojeu.com pour effectuer vos mises et n’hésitez pas à venir échanger avec moi sur Twitter @RochCarignanRDS.

    Jouez toujours de façon responsable!

    Bonne semaine!

     

    Erreurs coûteuses : la LNH doit aider ses arbitres

    Erreurs coûteuses : la LNH doit aider ses arbitres


    ST LOUIS - Peu importe l’angle qu’elles vous offrent, peu importe que vous regardiez la séquence à la vitesse réelle, au ralenti, voire au super ralenti, les images sont claires, nettes et précises : Timo Meier a bel et bien effectué...

    ST LOUIS - Peu importe l’angle qu’elles vous offrent, peu importe que vous regardiez la séquence à la vitesse réelle, au ralenti, voire au super ralenti, les images sont claires, nettes et précises : Timo Meier a bel et bien effectué une passe avec la main sur le jeu qui a propulsé les Sharks vers une victoire de 5-4 en prolongation aux dépens des Blues.

     

    Une victoire qui donne l’avance 2-1 à San Jose dans la finale de l’Ouest qui se poursuivra vendredi à St Louis.

     

    Et ce but de la victoire, il n’était pas bon.

     

    Sur les genoux à la gauche du filet des Blues, Meier a passé la rondelle avec la main vers Gustav Nyquist qui était dans l’enclave et ce dernier l’a refilée à son compatriote Erik Karlsson qui a ensuite déjoué Jordan Binnington après 5 :23 de jeu en prolongation.

     

    Pendant que les joueurs des Sharks convergeaient vers Erik Karlsson pour célébrer la victoire, les joueurs des Blues, à commencer par le jeune gardien, convergeaient vers les arbitres pour contester la légalité du but.

     

    Avec raison. Car ce but devait être refusé.

     

    Pourquoi a-t-il été accordé?

     

    Parce que les arbitres, après s’être regroupés au centre de la patinoire pour échanger leur point de vue sur le déroulement de la séquence, ont clairement été incapables de conclure qu’il y avait eu une passe illégale sur le jeu.

     

    Pendant qu’ils se parlaient, les reprises diffusées sur toutes les chaines de télé et surtout celles qui se multipliaient à l’écran géant surplombant la patinoire du Entreprise Center donnaient mille fois raison aux joueurs des Blues.

     

    Certains incrédules, d’autres en furie, les joueurs des Blues tout comme leurs partisans hurlaient aux arbitres de simplement lever les yeux au ciel pour regarder les images qui dictaient une décision toute simple : refuser le but initialement accordé à Karlsson.

     

    Mais ils ne pouvaient pas le faire.

     

    Aucune révision possible

     

    En fait oui. Ils auraient pu tous les quatre lever les yeux vers l’écran géant pour se rendre compte qu’ils avaient raté une passe que la planète hockey tout entière voyait maintenant. Mais cela n’aurait rien changé : ils auraient simplement pu constater leur erreur, mais en aucun moment n’auraient pu changer leur décision.

     

    Et il est là le vrai problème.

     

    On peut blâmer les arbitres et les juges de lignes tant qu’on voudra. Et les Dieux du hockey savent qu’ils ont été blâmés depuis le début des séries.

     

    Du confort de notre salon, des gradins d’un amphithéâtre ou du haut de la galerie de presse, on peut marteler qu’il est anormal, voire absurde, que quatre officiels ne soient pas en mesure de voir une infraction aussi évidente que la passe avec la main qui a mené au but de la victoire. Surtout lorsqu’on a trois, cinq, dix reprises pour appuyer nos prétentions.

     

    Mais à un moment donné, c’est à la LNH de venir au secours de ses arbitres lorsque des erreurs aussi évidentes, des erreurs aux conséquences aussi néfastes pour l’image du sport se déroulent pendant que la ligue elle reste bêtement les bras croisés.

     

    Lorsque les arbitres ont conclu qu’ils n’avaient pas vu de passe avec la main, qu’ils ont patiné vers la sortie pour retraiter au vestiaire, les joueurs des Blues ont fracassé leurs bâtons pendant que les partisans tiraient vers les arbitres tout ce qui leur tombait sous la main.

     

    Entassés dans la salle de contrôle de Toronto, les responsables auraient alors pu saisir le téléphone et rappeler les arbitres aux bancs des pénalités et les informer qu’ils étaient en train de commettre une erreur grossière.

     

    Mais non! Ils ont laissé leurs arbitres aller se faire lapider de critiques sur la place publique parce que les passes avec la main ne sont pas soumises à des révisions officielles.

     

    Comme vous, comme moi, comme les arbitres et juges de lignes – Dan O’Rourke, Marc Joannette, Matt MacPherson et Jonny Murray – qui le savent depuis le moment qu’ils ont vu la reprise du jeu litigieux, les responsables de la salle de contrôle de Toronto étaient bien conscients que le but ne devait pas être accordé.

     

    Mais parce qu’une passe avec la main ne fait pas partie de la liste des jeux susceptibles d’être révisés par les officiels pour s’assurer que la bonne décision soit rendue, les responsables entassés dans le bureau de Toronto sont demeurés les bras croisés eux aussi. Bon! Peut-être qu’ils se grattaient la tête un brin ou deux, je ne le sais pas parce que j’étais à St Louis et non à Toronto, mais vous comprenez ce que je veux dire...

     

    Kay Withmore, qui agissait à titre de superviseur des arbitres au Enterprise Center, mercredi soir, à St Louis a simplement reconnu qu’une passe avec la main ne pouvait être révisée. Lorsqu’on lui a demandé si cela voulait dire que les arbitres n’avaient simplement pas vu l’infraction, il a répondu : « ils m’ont dit qu’une passe avec la main ne pouvait être révisée. J’imagine que vous êtes capables de lire entre les lignes... »

     

    La Ligue doit s’adapter et le faire rapidement

     

    Le but qui teinte la victoire des Sharks ne fait que s’ajouter à une longue liste de jeux controversés qui démontrent que la Ligue doit changer sa façon de voir les choses. Qu’elle doit adapter ses règles pour éviter des conclusions aussi néfastes que la conclusion du troisième match de la série Blues-Sharks.

     

    Il me semble que le temps est venu de réviser tous les jeux litigieux aux conséquences importantes et/ou néfastes sur le cours d’une partie. Que ce soit sur un but gagnant ou non. Que ce soit sur une pénalité majeure comme on l’a vu en première ronde dans le septième match de la série Knights-Sharks alors que la pénalité majeure imposée à Cody Eakin a grandement aidé la cause de San Jose dans le cadre de sa remontée victorieuse.

     

    Les rondelles touchées plus haut que la barre transversale, les rondelles bottées volontairement avec les patins c’est bien beau. Tout comme les contestations pour hors-jeu non signalé ou obstruction sur les gardiens, mais ce n’est plus assez.

     

    Mais à la vitesse à laquelle le jeu se déroule, il faut venir en aide aux arbitres et juges de lignes au lieu de simplement les laisser se faire critiquer. Ou émettre des lettres d’excuses comme la LNH l’a fait à l’endroit des Golden Knights au lendemain de leur élimination.

     

    Inacceptable!

     

    Floués par une décision qui a effacé le fait qu’ils avaient comblé des avances de 0-2 et 1-3 pour prendre le contrôle de la troisième partie, les Blues étaient bien sûr secoués après la défaite. Mais ils ont affiché beaucoup de retenue dans leurs commentaires.

     

    « À un moment donné, ça devient inacceptable, a lancé David Perron en guise de première réaction sur le but qui aurait dû être refusé au lieu d’être accordé. Je connais très bien – le juge de lignes – Jonny Murray. J’ai beaucoup de respect pour lui. C’est un très bon arbitre. Les choses vont vite sur la patinoire, ce n’est pas évident. Mais c’est difficile à accepter. Et quand on regarde tout ce qui s’est passé depuis le début des séries, il me semble qu’ils – les arbitres – devraient avoir de l’aide. »

     

    Ironiquement, David Perron a aussi profité d’une pénalité ratée par les quatre officiels pour ramener son équipe dans le match en deuxième période mercredi.

     

    De l’arrière de son filet, Perron a tiré directement dans la foule. Joe Thornton a signalé l’infraction en levant le bras en l’air, mais les arbitres, après s’être regroupés là encore, ont passé l’éponge. Ils ne pouvaient imposer une infraction dont ils n’avaient pas été témoins.

     

    Au lieu de se retrouver au cachot, Perron a nivelé les chances 3-3 en fin de période médiane avant de donner les devants 4-3 avec son deuxième but de la rencontre alors qu’il ne restait que 78 secondes à jouer en deuxième.

     

    « Cette pénalité ratée a eu un impact direct sur la rencontre », a indiqué Joe Thornton en entrevue après la rencontre. Mais disons que les doléances de Jumbo Joe et de ses coéquipiers ne faisaient pas contrepoids à celles des Bleus.

     

    « Vous avez vu le jeu comme moi? Vous en pensez quoi? Alors ne me posez pas la question », a sèchement répliqué l’entraîneur-chef par intérim Craig Berube lorsqu’on lui a demandé s’il croyait qu’il y avait eu passe avec la main sur le but de la victoire.

     

    Visiblement en colère, Berube a toutefois convenu que son équipe aurait dû faire du meilleur travail pour protéger l’avance d’un but qu’elle a perdue avec une minute à faire.

     

    « On a manqué un filet désert – Jaden Schwartz a frappé le poteau sur un tir décoché de la zone neutre alors que le gardien Martin Jones avait été rappelé au banc à la faveur d’un sixième attaquant – et je considère que nous aurions dû sceller l’issue du match sur ce jeu. Nous nous sommes aussi rendus coupables de quelques dégagements refusés. Sur le but égalisateur, nous avons perdu des batailles devant le filet – Ryan O’Reilly a échappé Logan Couture qui a marqué en sautant sur une rondelle libre à la gauche de Jordan Binnington – et il est arrivé ce qui est arrivé en prolongation. À mes yeux, on aurait dû gagner ce match 4-3. On doit tourner la page et penser à être meilleurs encore lors du quatrième match », a conclu l’entraîneur-chef des Blues.

     

    « On a quand même joué un très bon match. On a bien commencé la partie et on n’a pas lâché même s’ils ont pris les devants 2-0. C’est dur à accepter ce soir, mais demain tout sera oublié et on fera ce qu’on a fait depuis le début des séries : on va rebondir », a plusieurs fois répété Perron pour détourner les questions posées en rafales sur la passe avec la main qui a mené au but de la victoire… ou de la défaite. C’est selon.